Gérer l’espace de la page sans savoir ce qui arrive.

Comment faire pour gérer l’espace de la page alors qu’on ne sait pas à l’avance ce qui va se passer?

Deuxième question qui revient souvent lors en formation : comment faire pour gérer l’espace de la page alors qu’on ne sait pas à l’avance ce qui va se passer?

Plusieurs options pistes et options possibles pour répondre à cette épineuse question… Là encore pas de réponse universelle :

  • essayer d’imaginer un « template » une sorte de canvas que l’on va venir alimenter au fur et à mesure des échanges. Cela peut fonctionner si la réunion ou la conférence est bien cadrée et sans surprises… Cela peut-être rassurant, mais aussi déstabilisant si finalement des surprises arrivent.
  • Autre option possible : noter au fur et à mesure les idées principales qui émergent afin de dresser la structure de la discussion
  • Pour ma part, j’ai adopté une stratégie assez personnelle : écouter, écouter et écouter encore, jusqu’à « sentir »le sens de l’information : vers où veut nous emmener l’interlocuteur, qu’est ce qu’il/elle veut nous dire finalement, quel est le but global de son propos? Une fois que j’ai réussi à comprendre cela, souvent chez moi, le visuel se débloque, je peux poser les éléments en fonction du sens global du propos développé.

Et chez vous les scribes, vous organisez comment sur l’espace de la page?

Se préparer avant un scribing

Comment se préparer avant un scribing ?

L’une des questions qui revient le plus souvent lors des formations : comment faire pour se préparer avant un scribing ?

J’ai moi même longtemps cherché une « bonne » réponse ou en tout cas une réponse adéquate à cette question. J’ai exploré plusieurs pistes : réviser mes pictos avant d’y aller, imaginer un « template » ou un « canvas » possible en fonction du thème de la rencontre/conférence/réunion, regarder des vidéos et des interview des intervenants, etc.

Et puis, comme dans beaucoup de domaines de la vie, j’ai réalisé que là encore, la « bonne » réponse est propre à chacun.e. J’avais beau réviser tous les pictos du monde, cela n’améliorerait pas la qualité de ma présence sur le moment.

J’ai donc envisagé la préparation du scribing autrement : comment faire pour que ma qualité de présence sur le moment soit optimale?

En, me préparant physiquement et mentalement.

  • Physiquement, en faisant en sorte que mon corps soit au maximum de ses capacités : reposé et rassasié (!)
  • et mentalement en évacuant le plus possible toutes les pensées qui pourraient me parasiter l’esprit.

C’est donc moi que je prépare avant un scribing. Je me prépare à être totalement disponible pour le moment. Prête à accueillir tout ce qui pourra se passer durant la réunion ou la conférence.

Et vous, vous vous préparez comment?

L’histoire continue…

Cet article s’inscrit dans la série de ceux sur : / Mon histoire d’entrepreneuriat /

J’ai senti l’élan cet été d’écrire quelques mots sur certains passages de mon histoire d’entrepreneure. Ça collait parfaitement avec mon envie d’un petit projet dessin/écriture pour les vacances d’été.

Edit : ok depuis la tempête de la rentrée est passée par là et j’ai mis plus de 2 mois à vous partager la suite…

Ce « petit » projet m’aura appris. ❤️

❣️J’ai appris qu’il y a ce que l’on projette, on imagine ce qui serait bien et cohérent. Et puis, il y a ce qui est là. Vraiment. Vivant. Et plus j’avance, plus je sais qu’on fait toujours mieux de s’en tenir à ce qui est vivant, vraiment, plus tôt qu’aux plans.

❣️ J’ai appris à partager. Juste donner, parce que l’élan est là. Apprendre à laisser les attentes de côté.

❣️J’ai appris à oser dire et écrire. Ici.

❣️J’ai appris que commencer à changer le monde par soi même, c’est essentiel, mais ce n’est pas toujours confortable. Se révolter de ne trouver à la librairie que des histoires d’hommes entrepreneurs c’est une chose. Oser franchir le pas de raconter des bouts de la sienne, c’en est une autre.

❣️J’ai appris aussi qu’il y’a d’autres sujets dont j’ai envie de vous parler ici et qui ne sont pas 100% entrepreneuriat. Je vous les garde pour la suite!

Bref, j’ai appris. Avec vous . Ici.
Merci ❤️

Je termine donc cette (première?) série de posts sur « Mon histoire d’entrepreneure ».

Se sentir soutenue

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Aujourd’hui, ça fait plus de 5 ans. Et je suis ok pour écrire ça.

Oser affirmer tout haut que je me suis sentie, et que je me sens encore, soutenue sur ce parcours d’entrepreneuriat.

Évidemment ce n’est pas ce que je vous aurais dit quand je suis arrivée à Nantes et que ceux qui devaient me recruter à l’époque (pour mon job de rêve du moment), m’ont dit que finalement non, ils ne me recruteraient pas. Ce jour là je me suis effondrée en larmes, pensant alors que je ne m’en sortirais pas.

C’était en fait pour laisser le chemin libre. ❣️

Faire son réseau

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Faire du « réseau » je pensais détester ça : les cocktails mondains, les belles tenues, les paroles vides, les faux sourires.

Mais je le sentais comme un passage obligé. Alors avant même de vraiment lancer mon entreprise, j’ai décidé de sauter dans le grand bain d’un gros événement à Rennes. J’avais préparé des cartes de visites. Je me donnais pour objectif d’en distribuer un maximum.

À la fin de la soirée, j’ai fais le bilan. J’avais donné 3 cartes. Rencontré vraiment 3 personnes…
3 !!!!

Une partie de moi à pensé que c’était ridicule d’avoir rencontré 3 personnes dans une soirée qui a du en rassembler au bas mot 700 invités…

Mais je savais que ces 3 personnes étaient les bonnes. Pour moi. À ce moment là de mon chemin.

J’ai compris ce jour là qu’il y a mille façons de faire du « réseau ». On peut tout à fait être de la team des discrèt.e.s, choisir des lieux et des événements qui nous font réellement vibrer et y rencontrer une ou deux personnes et c’est ok.

C’est ainsi que j’ai choisi les timings plutôt du matin, les cafés plutôt que les apéros, les thèmes papote plutôt que business. Parce que ça me correspond.

Être maman et entrepreneure

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Durant le congé maternité, j’étais presque noyée dans les couches, les nuits hachées (menues souvent), l’allaitement, le vomi de bébé sur l’épaule, les tâches de lait sur les vêtements, les câlins, les premiers sourires et aussi les pleurs, les larmes et le portage…

Bref, le lot de la jeune maman qui apprend.

Le chemin est rude.

Le jour où je suis retournée au travail, j’allais scriber devant un groupe.

Avant d’y aller j’ai eu peur, je me suis demandé comment j’allais faire? Est-ce que j’allais y arriver à nouveau? La maternité ne m’avait-elle pas coupé de tout le reste?

Le matin en question, j’y suis allée. J’ai installé ma fresque au mur. Préparé les feutres. Un peu en tremblant. Doutant encore de ce qui pouvait arriver.

Et puis j’ai posé mon titre. En traçant le premier trait, j’ai senti que quelque chose avait bougé.

Tout ce que j’avais vécu ces derniers mois, les apprentissages de lâcher prise en tout genres, la traversée plus qu’intense de la maternité, ça se voyait dans mon dessin.

Comme si tout s’était délié, à l’intérieur et à l’extérieur.

Être une entrepreneure « Force tranquille »

Je fais partie de celles et ceux que l’on appelle des « forces tranquilles ». Ou les introvertis, c’est selon.

Celleux* qui se ressourcent dans la solitude, l’obscurité et le silence.

Les rapides me fatiguent. Rien que de les voir courir et s’agiter en tout sens, je suis déjà fatiguée.

Ils sont celles et ceux face à qui je me sens très vite molle, inefficace voir parfois carrément inutile.

Plus tard, j’ai compris que la force est là. Sans avoir besoin d’effusions d’actions.

Incarner sa présence, simplement.

Avancer sereinement.

* « Celles et ceux » en écriture inclusive.

Les partenariats

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Au début de mon chemin d’entrepreneure, on m’a proposé un partenariat. Comme une porte qui s’ouvrait vers de possibles et nombreux contrats.

Mais les conditions n’étaient pas ok pour moi.

J’ai ruminé cette proposition plusieurs journées (et nuits !) durant. Comment refuser une proposition de ce type quand on démarre ?

J’ai fini par refuser la proposition. Pas très fière, ni très forte, mais c’était « non » quand même.

Quelques jours après avoir refusé, j’ai vu et rencontré des personnes qui avaient fait le même choix. Je n’étais plus seule !!

Puis au fur et à mesure du chemin et des rencontres, j’ai appris :

  • Qu’il y a parfois des gens qui ont des projets incroyables. Quand ils t’en parlent, tu ne peux pas refuser, c’est juste un rêve. Puis tu les rencontre. Et là tu vois bien qu’on ne fonctionne pas sur le même mode. Mais tu te questionnes, c’est quand même un projet fou, ça vaudra bien quelques concessions… Tu rentres chez toi, tu cogite…. Un peu, puis beaucoup, voir jusqu’à une seconde rencontre. Jusqu’au jour où tu comprends que non, tu ne peux pas travailler avec eux. Quelque soit le projet de rêve en jeu, la collaboration est malheureusement impossible.
  • Qu’il y a ceux avec qui c’est hyper fluide. Le projet est posé. On s’appelle. Et tout se met en place facilement!
  • Qu’il y a ceux avec qui tu penses que ça ne sera pas possible et contre toute attente, ça fonctionne au top !
  • Et puis il y a ces partenariats qui évoluent avec le temps, ces partenaires qui deviennent des collègues et des ami.e.s et avec qui on partage, on échange, on se voit et on construit des projets toujours un peu plus enthousiasmants…