Global Ocean Social Sciences (GLOSS)

J’ai eu le grand plaisir d’accompagner visuellement la rencontre GLOSS : Global Ocean Social Sciences organisée par le laboratoire AMURE (UBO/IFREMER/CNRS). Cet évènement a eu lieu au Quartz à Brest les 5 et 6 novembre 2019. Une rencontre internationale de chercheurs en sciences sociales pour contribuer à la prochaine décennie de l’océan pour le développement durable.

Les visuels réalisés durant ces deux journées sont ici :

Mise au point

Dimanche, j’ai assisté à la conférence pour les 50 ans de l’association Eau et Rivières de Bretagne. Deux Maoris (Nouvelle Zélande), Nancy Tuaine, administratrice du Nga Tangata Tiaki o Whanganui et Jake Robinson qui travaille sur la cartographie culturelle de la rivière vénérable, sont venus pour nous raconter l’histoire de leur fleuve, la Whanganui River à qui le parlement Néo-Zélandais a accordé en 2017 une personnalité morale et juridique.

D’autres invités de marques étaient également de la partie : Ricardo Petrella, politologue et économiste italien, Valérie Cabanes, juriste en droit international, Fabrice Nicolino, fondateur du mouvement « Nous voulons des Coquelicots » et Jean-Claude Pierre, fondateur d’Eau et Rivières de Bretagne et de Nature et Culture.

Quand j’ai appris que les Maoris venaient ici, en Bretagne pour nous raconter l’histoire de la reconnaissance juridique de leur fleuve sacré, mon sang n’a fait qu’un tour.

Cette rencontre a été qualifiée d’historique par le Maire de Quimperlé. Historique elle l’a été, en tout cas pour moi. Au fur et à mesure de l’après-midi, j’ai senti mon cœur exploser à l’intérieur de moi…

Il y a tellement de choses qui voulaient s’exprimer, sortir, crier, hurler… Monter sur ma chaise et crier haut et fort toutes ces choses n’aurait pas été la meilleure façon de me faire entendre, alors la meilleure alternative que j’ai trouvé à ce jour c’est de les mettre par écrit ici 🙂

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J’aimerais dire à ceux qui osent proclamer que nous n’avons jamais eu ce lien au territoire « comme les Maoris ou les peuples autochtones », que c’est profondément faux.

Ici, en Bretagne (et c’est vrai aussi pour d’autres territoires), nous avons des personnes d’une puissance rare qui vivent ce qui a été nommé comme le principe Maori : Whakapapa – tout est un – Ces personnes ne ressemblent pas à des ermites échevelé.e.s et perdu.e.s dans les Mont d’Arrée. Ils et elles nous ressemblent, vous ressemblent, me ressemble. Vous les avez déjà croisé.e.s sans vous en rendre compte car ils et elles (surtout) ont bien appris à se taire, c’était même une question de survie à une certaine époque.

J’aimerais dire à celles et ceux, qui demandent ce que sont ces choses sensibles, que nous le savons et que vous le savez au fond de vous. Que nous avons simplement désappris. Appris qu’en fait non, ce n’était pas recommandable, faisable, montrable sous peine de moqueries, jugements, voir de bûchers. Nos mères et nos grand-mères s’en cachent encore…

Le sacré n’attendez pas de le voir apparaître comme par miracle, ni dans une église, ni des baguettes magiques qui vont se mettre à danser sur votre chemin. Le sacré il est à l’intérieur de nous.

Le sacré, c’est d’abord dire bonjour, saluer, remercier. Nous disons des tonnes de fois bonjour tous les jours. Quand saluons nous la terre, les fleuves, les rivières ? Ceux sans qui nous ne serions pas là. On veut donner une personnalité juridique à nos fleuves et à nos rivières alors que ne savons même pas les saluer ? leur dire bonjour ? les remercier d’être là ? Leur demandons-nous si ils et elles sont d’accord ?

Vous me direz oui, mais je vais passer pour fou ou folle à dire bonjour à l’eau. Mais savez-vous combien nous sommes à dire bonjour à l’eau ? et si nous osions le faire à voix haute ? Nul besoin d’incantations, de fanfreluches d’un autre âge ou de danser nu en hurlant dans la forêt à 3 heures du matin, ce n’est pas ça le sacré, ou en tout cas ce n’est pas là qu’il démarre.

Le sacré, c’est le regard que nous posons sur les choses, c’est le soin apporté aux lieux dans lesquels on prépare les réunions et les conférences, dans lesquels on accueille nos invités, les victuailles qu’on leur propose, le sacré c’est l’écoute, profonde et sans jugement que l’on apporte à autrui, la bienveillance aussi. Le sacré, c’est aussi oser dire non quand ce n’est pas ou plus approprié.

Le sacré c’est l’intention que l’on pose et l’attention que l’on accorde.

Le sacré, c’est s’exprimer avec son cœur. Oser demander la parole et laisser son cœur parler. Parler avec son cœur c’est dire ce que l’on ressent, comment on se sent.

Le sacré c’est aussi le silence et la place qu’on lui accorde.

Le sacré, c’est aussi oser montrer sa vulnérabilité, sa fragilité. Oser dire à voix haute que nous ne sommes pas parfaits, personne. Oser trembler, mais y aller quand même parce que c’est plus important que nous. Rougir mais essayer. Pleurer, mais le dire, car c’est essentiel.

Politiciens, vous qui brassez vos feuilles vides d’âme et de sens, vous pouvez arrêter. Vous n’avez aucun crédit. Laisser enfin parler vos cœurs. Nous en avons besoin.

Certes nous avons besoin de ces lois, de ces mesures de nitrate, de taux de pressions de densité, d’analyses précises et chiffrées, oui. Et nous avons aussi besoin du reste. Tout ce que nous avons délaissé durant tant d’années.

 

A nous de le faire vivre. Ensemble.

 

La place des femmes dans le secteur artistique et culturel

Je vous propose aujourd’hui un retour en image sur une table ronde particulière, intitulée « Où sont les femmes? »

Dans le cadre de la « Rentrée Grands Formats », une rencontre des acteurs artistiques et culturels a été proposée au Quartz, à Brest pour évoquer le sujet suivant : Comment le secteur artistique et culturel, fort de son engagement et de sa créativité, peut-il être moteur dans la définition d’une société plus égalitaire entre les femmes et les hommes ?

J’ai eu le plaisir d’accompagner visuellement cette rencontre co-organisée par Grands Formats, l’Atlantique Jazz Festival, le Quartz – Scène nationale de Brest et HF Bretagne.

La rencontre s’est déroulée en deux temps. Le premier avec un retour sur les études chiffrées en la matière :

Le second avec en temps d’échanges avec des invités de marque : Agnès Saal, haute fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations du ministère de la Culture, Antoine Bos, délégué général d’AJC, Armonie Lesobre, directrice de la FNEIJMA, Aude Chandoné, déléguée générale de la fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats, Cécile Offroy, sociologue, Opale, Frédéric Maurin, directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz, Janick Tilly, directrice de Plages Magnétiques, Scène de Musiques Actuelles de Brest, Laurie Hagimont, coordinatrice de HF Bretagne, Matthieu Banvillet, directeur du Quartz, Scène nationale de Brest, Stéphanie Gembarski, chargée de mission à la FEDELIMA, modéré par Sarah Karlikow, conseillère artistique à Spectacle Vivant en Bretagne.

 

 

Le sujet de cette rencontre m’a particulièrement touchée. Du constat chiffré édifiant, jusqu’à la compréhension des racines du problème. Rien de nouveau me direz-vous, et c’est vrai, ça fait des millénaires que ça dure…

Mais il serait peut-être temps que ça bouge, non? 

Brest en Communs

J’ai eu le grand plaisir d’accompagner visuellement l’ouverture de Brest en Communs samedi après-midi aux ateliers des Capucins à Brest. L’évènement était organisé par la Métropole de Brest.

Les communs et droits de la nature Lionel Maurel Brest en communs

La conférence d’ouverture était proposée par Lionel Maurel, Directeur Adjoint Scientifique à l’Institut National des Sciences Humaines et Sociales du CNRS. Ce dernier, étudie (entre autres) la question des droits, que certains reconnaissent déjà, des éléments naturels : forêts, rivières, etc. en lien avec le mouvement des Communs. Son intervention est à mon sens une conférence essentielle, pour nous, pour la société et pour l’avenir que nous construisons. Une intervention à diffuser (très) largement!

 

Deux regards européens ont ensuite été proposés. L’un sur la situation des Tiers Lieux  à Bruxelles par Thomas Dawance, l’autre sur la situation des Communs en Italie par Alessandra Quarta :

 

Puis un zoom sur les communs Brestois, avec la présentation de projets locaux :

 

Le rôle de la formation en 2019

Cela fait plusieurs fois que j’interviens sur des thématiques liées à la formation et aux études. Partout le même constat : on ne forme plus en 2019 comme on le faisait avant.

Les étudiants ne sont plus les mêmes. Les méthodes non plus et encore moins les objectifs.

De plus en plus d’écoles et instituts prennent conscience qu’il ne s’agit plus de transmettre une connaissance. Il ne s’agit plus d’avoir tord ou raison.

La formation aujourd’hui vient chercher sur la posture. On cherche à former des individus bien ancrés. Conscients d’eux même, de leurs cheminements personnels et du monde dans lequel ils évoluent, de ses enjeux.

Des individus outillés pour continuer à apprendre tout au long de leur vie, des individus conscients que le monde change et qui savent s’adapter. Jouer avec les règles. Et sentir ce qui se passe. Être conscient de ce qui est présent.

formation conscience posture formateurs apprendre

Des individus capables de construire le monde de demain.
En conscience.

QPES 2019

La semaine dernière s’est tenu à Brest le colloque francophone « Questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur », ou « QPES » pour les intimes 🙂

J’ai eu le plaisir d’accompagner visuellement le pré-colloque à l’ENSTA Bretagne ainsi que les conférences plénières à l’ARENA de Brest.

Je vous partage ici les visuels réalisés :

 

Les méthodes pour apprendre à apprendre

J’ai eu le plaisir la semaine dernière d’assister à la conférence de Pascal Roulois à l’UBO dans le cadre du cycle de conférences organisées par le SIAME.

Il nous a fait une présentation sur les méthodes pour apprendre à apprendre. J’ai pris quelques notes pour moi sur petit format que je vous partage ici :

Neuro pédagogie

Apprendre c’est faire des liens entre l’environnement et ce que nous avons emmagasiné dans notre mémoire à long terme. Les liens se font dans la mémoire de travail.

 

Neuro pédagogie 2

Quelques éléments sur le contexte favorable d’apprentissage et sur des méthodes possibles à utiliser.