Entrepreneuriat : mode d’emploi

J’ai eu le plaisir d’accompagner durant 2 jours l’équipe de la CCI Nantes St Nazaire au Salon des Entrepreneurs à Nantes. Deux journées durant lesquelles nous avons rassemblé des petits groupes d’entrepreneurs pour leur proposer d’échanger sur leurs parcours et les différentes étapes qui le composent.

 

J’avoue que cette question de l’entreprenariat m’intéresse beaucoup. Cela parle aussi de mon propre parcours d’entrepreneure et je me suis dit que cela pouvait en intéresser d’autres, alors j’ai décidé de vous faire une synthèse détaillée du parcours :

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La grande aventure d’entreprendre – CCI Nantes St Nazaire au Salon des Entrepreneurs 2018

 

 

1 – C’est quoi être entrepreneur ?

Passion, détermination, motivation, indépendance, capacité à rebondir sont des mots clés qui caractérisent souvent les entrepreneurs. Le soutien de l’entourage est un point clé pour la suite du projet.

Au niveau des compétences professionnelles, 3 mots d’ordre :

  • être expert dans son domaine,
  • savoir vendre son produit/service
  • avoir des compétences de gestion : ne pas oublier que c’est le point sur lequel on peut le plus progresser ou se faire aider

 

 

2 – De l’idée à l’étude de marché

L’étude de marché est souvent la partie qui demande le plus de temps dans le projet pré-création.

Il s’agit de s’interroger sur son offre : qu’est ce que je propose? A qui je le propose?  A quel tarif? Dans quel périmètre (virtuel et réel)? A quoi ressemble mon client type? Où et comment est la concurrence? (il faut les connaître et être incollable sur eux 🙂 Faire de la veille aussi. Et…la communication : quel est mon identité? Créer un réseau, Parler de son offre, Qu’est ce que j’exprime? Qu’est ce qui est compris et par qui?

 

3 – Le financement

Il s’agit à cette étape d’estimer le chiffre d’affaires potentiel, faire un business plan :

  • quels pourraient être mes revenus
  • estimer les charges (ne surtout pas les sous-estimer!!).
  • Faire le point sur les ressources mobilisables pour investir au démarrage : les fonds personnels, la love money, le crowdfunding, les investisseurs et autres business angels, les prêts d’honneur, les prêts bancaires, les subventions éventuelles
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Construire son business plan

Un petit point ressources si la question du business modèle est sur le feu chez vous en ce moment :

 

4 – Le choix du statut juridique

A cette (épineuse) étape : pas de réponse universelle.

– « Oui, mais moi c’est pas compliqué, je veux un truc simple… » Ais-je (osé) argué au début de ma propre création…

J’ai compris aujourd’hui que le choix du statut dépend de la situation personnelle de chacun : besoin de sécurité ou pas, la façon dont on envisage le projet sur les prochaines années… ou pas, en couple ou pas, avec enfant ou pas…

Bref, autant de critères qui vous aideront à choisir le statut le plus adapté à votre projet. Et surtout : ne restez pas seul face à ce choix, c’est difficile mais surtout essentiel de ne pas s’y perdre.

 

5 – La création

Ca y’est ! on reçoit le KBis ou le registre d’inscription de l’INSEE, l’entreprise est créée!!

 

6 – La suite…

La suite, la fin du parcours de création mais surtout le début de l’aventure… Un seul mot d’ordre à cette étape : rester accompagné!

Ne jamais rester trop longtemps seul à baigner dans ses doutes, ses hésitations et autres questionnements difficiles. Il fait toujours bon en parler à l’extérieur, que ce soit avec la CCI, avec d’autres entrepreneur.e.s, des professionnels de l’accompagnement, votre Master Mind group  ou tout autre moyen qui vous plaira, l’essentiel étant de s’y sentir en confiance.

 

Des idées, des propositions, des réactions sur cette fameuse « Grande aventure d’entreprendre » ? Comment il est votre parcours à vous?

N’hésitez pas à partager vos réactions en commentaires 🙂

L’entrepreneuriat est une question qui m’intéresse beaucoup et je serais ravie de creuser le sujet sur le blog ou dans d’autres projets!

 

Holacracy chez Eco-Compteur

C’est Christophe Milon, le fondateur du groupe Inventix, qui m’a demandé d’accompagner visuellement le récit de la mise en place de l’Holacracy chez Eco-Compteur.

Eco-Compteur est une belle entreprise du Trégor en Bretagne que je connais bien car j’ai eu l’occasion d’y travailler il y a quelques années 🙂

Étant depuis plusieurs années dans une démarche de libération de l’entreprise, ils voient également leur nombre de salariés augmenter. C’est alors que s’est posé la question de savoir « comment gérer l’héritage entreprise libérée en le perpétuant dans une entreprise qui grandit? » L’Holacracy est un outil qui permet d’accompagner cette transition avec des outils solides et durables.

Christophe, le fondateur nous raconte cette histoire sur le blog d’Eco-Compteur et je propose un visuel pour chaque article. Le lien vers le blog Eco-Compteur est ici et je vous propose ici quelques visuels extraits du projet :

 

En en parlant d’Holacracy, j’en profite pour mentionner l’ouvrage écrit par Bernard Marie Chiquet et brillamment illustré par Etienne Appert (édité par IGI Partners) : une nouvelle technologie managériale : l’Holacracy.

Le cercle de dialogue – Principes de conversation

Peut-être connaissez vous déjà les cercles de dialogue? Retour aux temps anciens ou un groupe assis en cercle partageait un temps d’échange… Simple me direz-vous mais extrêmement puissant lorsque le processus est bien mené.

Pour avoir expérimenté la force de cet outil à de nombreuses reprises, je souhaitais partager ici plusieurs règles et principes du cercle de dialogue.

Le premier : les principes de la conversation.

 

Pour ceux qui souhaitent creuser la méthode, je vous recommande The Circle Way, l’ouvrage écrit par Christina Baldwin et Anna Linnea, brillant ouvrage sur le sujet et leur site ici.

Global Circle Way Fire Gathering

Parfois il faut du temps pour décanter un stage, ou une expérience… Comme celle que j’ai vécu au mois de septembre dernier : le Global Circle Way Fire Gathering. Un rassemblement organisé par Kommunikationslotsen au Beuerhof en Allemagne. Ce lieu magique, ancré dans la tradition chamanique amérindienne, où je m’étais rendue l’année passée pour vivre l’expérience de « Leading as sacred practice ».

cart.circleway300Cette année, j’ai eu l’immense chance d’y rencontrer Ann Linea et Christina Baldwin, les deux auteurs du best-seller : « The Circle Way, a leader in every chair ». Cet ouvrage détaille la méthode du cercle de dialogue. Pour ceux qui ne sont pas familier de cet outil, je vous invite à en découvrir un peu plus par ici (en anglais).

Durant ces 5 journées ensemble, avec des praticiens européens et nord-américains du cercle de dialogue, nous avons pratiqué cette méthode sous différentes formes : cercle d’ouverture, forum ouvert, world-café, hutte de sudation, etc.

Au cours de ces différents temps de partage, nous avons pu échanger sur les pratiques des uns et des autres, sur des expériences qui ont pu être vécues grâce au cercle, sur les méthodes et les outils pertinents pour faciliter ce type de rencontre dans les groupes. Ce fut aussi pour moi l’occasion de rencontrer et de nouer des liens avec de talentueux praticiens du cercle en France et à l’étranger.

Merci à Alper, Dirk, Griet, Pierre, Holger, Heather, Ilse, Jude, Roswitha et Yaïsa pour les photos

Le dernier jour, nous avons reçu la visite de plusieurs  représentants de communautés qui utilisent également les cercles : Art of Hosting, collaborative consulting, The Way of Council, Manitonquat’s The Circle Way, Dialogue, avec qui nous avons pu échanger sur nos expériences respectives.

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Pour ceux qui souhaite en lire un peu plus sur l’expérience vécue au Beuerhof, je vous recommande l’article de Heather Plett, également participante au rassemblement : le lien est ici (en anglais).

Les règles du Forum Ouvert

J’ai eu récemment le plaisir d’accompagner un groupe durant un forum ouvert. Le forum ouvert (Open Space en anglais) est une méthode qui permet de faire travailler les groupes sur des thématiques complexes. Pour ceux qui veulent plus d’infos sur la méthode, c’est par ici.

Au début de chaque forum ouvert, il est important de poser le cadre et d’énoncer les règles. Ces dernières se composent de 4 principes, une loi (la loi des deux pieds) et de deux animaux totems (les abeilles et les papillons)… Je vous laisse les découvrir en images :

Mastermind Group

Je souhaitais vous parler aujourd’hui d’un outil que j’expérimente depuis plusieurs mois maintenant : le Mastermind Group.

Également appelé accélérateur de projet, cet outil permet de réfléchir en petit groupe aux problématiques des participants et d’y apporter, tour à tour, des solutions adaptées.

 

Pour la petite histoire, la méthode du Mastermind Group a été évoquée pour la première fois dans les années 1920 par Napoléon Hill, dans son livre « Think And Grow Rich ». Voici des liens (en anglais) pour ceux qui souhaitent creuser le sujet : un ici, et un autre ici.

 

Je vous propose la méthode en image (et une première expérimentation en peinture 😉 :

 

 

Quelques infos en plus pour ceux qui souhaitent se lancer :

  • L’idée est de constituer un groupe avec des personnes de confiance.
  • Le groupe fonctionne à partir de deux personnes. Il n’y a pas de limite « officielle » pour la taille du groupe, mais sachant qu’il faut prévoir 25 minutes par personne, un groupe au delà de 5 personnes peut devenir plus difficile à gérer en termes de temps et d’énergie. A mon sens, un groupe de 4 personnes est optimal.
  • Pas de recommandations officielles non plus au niveau de la fréquence de rencontre du groupe. Par expérience, avec mon groupe, nous nous rencontrons une fois tous les mois et demi ou deux mois. C’est aussi le temps de mettre en place les actions proposées dans le groupe et de rencontrer une nouvelle problématique!

 

N’hésitez pas à partager si vous avez aussi des retours d’expériences et conseils à proposer sur les Mastermind Group!

 

 

Kamishibaï

Le Kamishibaï traduit du japonnais, 紙芝居, pourrait se traduire en français par :  « pièce de théâtre sur papier ». Il s’agissait historiquement, des conteurs japonnais qui, au début du XXe siècle, circulaient de village en village, pour raconter des histoires. Le conteur faisait défiler des images (planches cartonnées 37 x 27,5 cm, en papier à l’origine) dans un petit théâtre en bois (à l’origine) ou en carton, à trois ou deux portes appelé Butaï.

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Conteur Kamishibaï

L’outil pédagogique étant intéressant et facile à mettre en place, il est possible d’imaginer de multiples utilisations :  pour des présentations, des conférences, des exposés, des lectures de contes,  etc.

Le principe a par exemple été repris par la communauté Agile. Des « Kamishibai board » sont utilisés dans le Lean pour contrôler visuellement les process : le lien vers un article qui évoque le sujet.

Pour ceux que le sujet intéresse, je vous recommande  cet article détaillé de Marie-Charlotte Delmas, sur l’histoire et les utilisations du Kamishibaï.

Et si l’envie vous prends de fabriquer votre propre Butai voici un lien vers une méthode simple : ici!