Changement de posture

En allant avec mes marqueurs de conférence en ateliers, en rencontres, on entend souvent parler de ce fameux changement… Des entreprises qui sont menacées, de la société qui évolue, des clients qui ne consomment plus comme avant, les marchés qui sont volatiles, la technologie numérique qui a révolutionné les usages, les salariés qui n’ont pas les mêmes attentes que leurs prédécesseurs, les étudiants qui ne sont plus ceux d’il y a 10 ans, etc…

Tout a bougé et il est parfois difficile de (re)trouver ses repères, car ce n’est plus « comme avant ». Mais il est clair que nous ne reviendrons pas en arrière, et tant mieux. Le monde avance.

Tout a bougé pour moi aussi. Avancer sur son chemin de vie, créer son entreprise, ça fait bouger. Alors en partant de mon expérience, j’ai dessiné ce que je ressens comme une sorte d’objectif à atteindre (en terme de posture j’entends).

Une « nouvelle posture » qui nous permet d’appréhender (avec le plus de sérénité possible 🙂 l’incertitude permanente du monde dans lequel nous vivons :

Changement de posture - Juste présent là maintenant moment présent

Il s’agit de chercher à sentir l’alignement plutôt que de se focaliser sur l’objectif. Cela ne veut pas dire de ne pas avoir de projets (bien au contraire), mais bien de rester connecté.e au présent, tout le temps.

Chercher son propre alignement, avec soi et avec l’environnement :

  • Est-ce que c’est juste?
  • Est-ce que c’est maintenant?
  • C’est comment en moi quand je pense à ce projet?
  • Comment je me sens quand j’y pense?
  • Comment mon corps réagit?

Le changement, celui que nous espérons, attendons tous, il est là. A l’intérieur de nous, de chacun d’entre nous. A nous de le sentir.

 

 

Construire une vision

Quand tu entends en 2019 « Mais c’est fou, je suis obligé de leur réexpliquer tout le processus, les obliger à suivre la méthode, sinon ils réinventent tout… ».

On sait aujourd’hui que le fait d’imposer ou d’obliger est totalement contre productif. Le manager croît garder la maîtrise des choses, mais quand les équipes obéissent, elle avancement doucement avant de s’en aller ailleurs (souvent).

On sait aujourd’hui que le moteur de l’individu c’est l’enthousiasme. C’est cet enthousiasme qui va le rendre créatif, inventif et donc performant. Cet enthousiasme va lui (et nous) permettre de déplacer des montagnes qu’on auraient jamais imaginé déplacer. Couper cet enthousiasme, c’est mourir à petit feu.

Dans une structure, on cherchera plutôt à construire ensemble une vision : qu’est ce que nous voulons faire ensemble? Qu’est ce que l’on cherche à accomplir? Vers où va-t-on ensemble? Quel est notre rêve, notre but commun? Qu’est ce qui nous anime ensemble?

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Cette construction doit être faite ensemble. Animé par ce rêve et cet objectif commun les équipes seront capables de déployer des énergies folles pour y parvenir. Chacun à sa manière, en mettant à profit ses propres compétences, en testant de nouvelles idées, en inventant de nouvelles méthodes, souvent encore inexplorées…

2019 : poser les intentions

En ce 29 janvier, il est encore temps de vous souhaiter une bonne année (heureuse et créative!!), certes, mais j’ai pensé que c’était encore le temps aussi pour… « Poser les intentions ». Ceci dit il n’est jamais trop tard pour poser une ou des intentions.

poser les intentions

L’idée c’est de (dé)poser sur un support (allant de la feuille A4 ou A5 qui traîne sur votre bureau, au beau papier cartonné A3 que vous irez chercher à la papeterie) vos idées, vos envies, vos aspirations et projets pour 2019.

Demandez-vous/demandons-nous ce que nous voulons pour cette année. Qu’est ce que l’on désire voir apparaître, voir grandir ou se développer dans nos vies, dans nos maisons, dans nos jardins? Quels sont nos projets ?

Vous pouvez écrire, gribouiller, coller, dessiner, peindre, bref : représentez vos idées de la manière qui vous convient, l’essentiel étant de sortir de votre tête les projets qui y tournent en rond. De leur donner une première forme de vie matérielle. Dans l’idéal prendre un temps agréable pour le faire : un moment calme ou en musique, avec un thé ou un café,  dans un endroit confortable et avec les outils que vous avez ou que vous aimez.

Une fois les idées notées, pensez à accrocher votre visuel dans un endroit ou vous êtes souvent : devant votre bureau, dans le salon, dans la cuisine, dans la salle de bain, sur le frigo, etc.

Et ensuite, laissez la magie opérer ou plutôt, laissez diffuser ces représentations dans votre quotidien, vous serez surpris.e de voir à quelle point les intentions posées peuvent devenir réalités…

#Lescoulisses – S’inspirer

Troisième article de cette série sur #Lescoulisses de la facilitation graphique.

 

Je vous propose aujourd’hui un petit tour de mes sources d’inspirations. Les titres et items mentionnés sont, de fait, totalement subjectifs, mais si cela vous inspire n’hésitez pas à piocher des idées … et à me partager les vôtres si le cœur vous en dit 🙂

 

Une des premières choses est de choisir un cadre de travail inspirant (qui peut évoluer selon les jours et les envies) : chez soi, au café, à la bibliothèque, dans le train au co-working ou ailleurs.

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Un cadre inspirant… heu… pratique aussi 🙂

Pour les journées où je travaille chez moi, je me suis construit un mood-board. A chaque fois que je suis à mon bureau, en train de travailler sur l’ordinateur, d’appeler ou de dessiner, dès que je lève les yeux, c’est le mood-board qui est là. Inspirations choisies donc. Repères, appuis visuels, rappels aussi de ce qui m’est essentiel.

 

Au rayon des inspirations visuelles, j’aime beaucoup lire des romans graphiques. Je vous liste ici quelques noms d’auteurs et autrices que j’aime beaucoup : Lili Sohn, Emma, Margaux Motin, Mademoiselle Caroline, Linda Barry, Florent Chavouet et Virginie de Bougribouillons.

 

Dans un autre registre, la nature est aussi pour moi une source d’inspiration très (très très très) importante… Les lieux, les couleurs, les mouvements, les odeurs, les sensations, les saisons, les temps, les rythmes, etc.

Et à mon avis je ne suis pas la seule… Je pense notamment au compte Instagram de Margaux Motin (citée plus haut), celui de Kelvy Bird (icône du scribing), et la page « Quand la beauté nous sauve » de Sandrine Roudaut (talentueuse autrice engagée), entre autres bien évidemment.

 

 

L’inspiration, c’est aussi savoir prendre le temps.

  • Des « temps vides » (je veux dire ici : vides d’occupations officielles – mails, coups de fils, rendez-vous divers et variés, etc.) qui laissent justement place à inattendu… et qui laissent la place aux idées et aux projets pour grandir.

 

  • Et des « temps forts » qui ponctuent le parcours de moments très particuliers. Formations, rencontres, retraites… plusieurs types de temps forts existent.

Je vous partage ici plusieurs « temps forts » qui m’ont beaucoup marqué : les sessions de danse des 5 rythmes/danse médecine/danse intuitive, le week-end « Wisdom of Conflict » avec Ben Yeger, une rencontre de 13 guides très particulières accueillies par Virginie Rastello à coté de Nantes, les cercles de dialogue, le fameux « Leading as Sacred Practice » emmené par Holger Scholz, David Sibbet, Gisela Wendling et Alan Briskin, « The Circle Way Gathering » offert par Ann Linnea et Christina Baldwin et le cycle Trans avec Marie Motais et Hélène Larrode.

 

Ces temps restent très présents en moi, même des années après. Ils font partie intégrante de mon parcours, autant par les lieux, les moments, les apprentissages, les expériences, les propositions et les individus qui y ont contribué. Ici, je remercie Marie Motais, Virginie Rastello, Ben Yeger, Katrin Kohlbecher, Holger Scholz, David Sibbet, Gisela Wendling et Alan Briskin pour leurs propositions et leur accompagnement.

 

Ces propositions touchent aux pratiques sacrées, aux rituels, au vivant.

 

C’est pour moi une source d’inspiration puissante. L’essentiel pour moi est de s’y sentir en confiance, vraiment… vraiment. La confiance est essentielle dans ces pratiques tout comme l’ancrage. L’importance d’être ancrée, bien ancrée, profondément ancrée au monde, à la vie « réelle », à la terre.

 

Mais l’inspiration, c’est aussi et surtout la vie quotidienne : les rencontres, les cafés en terrasse avec les copines, le travail avec les partenaires, les discussions, le travail des autres. Les voyages aussi, la vie familiale, les week-end avec les copains, les balades, les aléas. C’est avant tout le regard que l’on pose autour de soi.

 

 

–> Et vous, elles ressemblent à quoi vos sources d’inspirations? N’hésitez pas à les partager en commentaires, je serais ravie de vous lire 🙂