Y retourner… ou pas.

J’avais écrit cet article en septembre dernier, pour vous partager quelques mots sur le départ aux Etats-Unis de Jeanne, ma plus proche collègue de travail et amie. Je l’avais laissé dans les brouillons. Même si Jeanne est aujourd’hui plus proche du retour que du départ, je sens pourtant aujourd’hui l’envie de vous le partager.

Jeanne est donc partie en septembre dernier (2019) se former durant une année à l’institut Tamalpa en Californie.

Je ne vais pas vous écrire ici un article sur le projet de Jeanne, ce n’est pas à moi de le faire, mais simplement vous le mentionner pour dire que c’est possible, que ça existe.

Ça existe des gens qui ont lancé une entreprise qui fonctionne très bien, qui ont une vie chouette et bien remplie, mais qui sentent que l’appel est ailleurs. Qui osent (se) dire : « Je vais mettre tout cela en pause pour cultiver ce qui est important pour moi à ce moment là ».

Forcément avant de partir, on a (eu) peur, on ne sait pas ce qu’il y aura au bout, on ne sais pas trop ou on va. On se demande aussi pourquoi? Mais à quoi ça rime tout ça?

Certain.e.s foncent, d’autres hésitent, mais on finit souvent par se laisser happer par cette force de vie puissante, qui se manifeste différemment pour chacun et chacune d’entre nous.

C’est un peu comme avant de partir en congés maternité ou je me disais « Et s’il n’y a plus de clients à mon retour? » ou quand on lâche un CDI pour partir en voyage, un peu aussi comme Margot qui est passée par ces questionnements avant son départ en voyage de plusieurs mois, un peu aussi comme Alex, comme Isa, comme Louise, comme Maryline, comme Stéphanie, Chloé et Valentin, Thomas, Coline, Véro, Sandrine, Marie, et tous celles et ceux que je ne nommerais pas ici.

Il y a une armée de gens qui suivent le chemin du cœur.

Tous ces gens qui ont décidé de suivre la petite flamme. Ce chemin qui est, à mon avis, le plus sûr (pas le plus confortable on est bien d’accord) vers ce monde de demain qu’on est en train de construire et que l’on aimerais bien voir grandir…

Accept even if you don’t know why or how.

#Entrepreneuriat – Faire ses choix, chaque jour.

Une des clés essentielle pour construire son propre parcours d’entrepreneur au plus juste de soi c’est de prendre conscience que tout commence par l’agenda.

Gérer son agenda « en conscience »

J’ai nommé cette règle (très personnelle je vous l’accorde) : « gérer son agenda en conscience« . Avec ce terme « en conscience », j’entends ici le fait de gérer son agenda quand on se sent bien, vraiment bien et prêt.e à prendre des décisions. Cela veut dire, ne rien valider par défaut, ou quand on est un peu fatigué.e et qu’on se dit « Bon allez, tant pis »…

En effet, les décisions que l’on prend, en quelques secondes parfois, deviendront nos réalités dans quelques jours, ou quelques semaines…

Parfois, on reçoit des propositions et c’est hyper fluide! Un immense oui qui vient du cœur, pour le client, le lieu la date, le tout qui matche parfaitement!

D’autres fois, c’est plus compliqué.. « Oui, pourquoi pas, mais c’est loin… » « Oui, mais j’avais une conférence le même jour que j’avais trop envie de voir », « Oui, mais le sujet est vraiment à l’encontre de mes opinions », « Oui, mais j’ai déjà une grosse journée la veille ou 2 jours avant… », etc.

Souvent quand on sent à l’intérieur ce fameux « Oui, mais…. » il est essentiel de le reconnaître, de le nommer et de l’accueillir. Parfois on se sent suffisamment aligné.e pour dire non de suite : c’est très clair, on sait que c’est non pour une raison ou pour une autre, mais parfois c’est plus diffus. Quand c’est moins clair et que je n’arrive pas à me décider, je me laisse le temps. Le temps de décanter, de voir ce qui est juste au fond de moi. Ça peut prendre quelques heures ou quelques jours.Quelque fois la réponse arrive très clairement et d’autres fois, j’ai vraiment du mal à sentir ce qui est juste. J’essaie de me rappeler alors les objectifs que j’ai posé pour les prochains mois. Et j’essaie de voir si la proposition en question correspond à mes objectifs. Si c’est le cas, je peux accepter. Si cela ne correspond pas, je peux refuser et je sais pourquoi. Ce n’est pas cela que je souhaite voir se construire pour les prochains mois. Pour moi, pour mon avenir.

Soyons clair, ces choix sont très (très) personnels. Et j’avoue que dans ces moments de choix je suis heureuse de travailler seule et de n’avoir à justifier ces choix à personne. Car parfois ils pourraient sembler insensés… Mais au plus profond de moi, je sais que ces choix sont justes lorsqu’ils ont été faits en conscience. Que la décision est motivée, qu’elle qu’elle soit.

Et parfois, je me rends compte que les choix que j’ai fait n’ont pas été « les bons » ou « les plus justes pour moi ». Dans ce cas, je les prends comme un apprentissage. Une sorte de jurisprudence personnelle comme dirait certain.e.s. Pour que les prochaines fois, les choix soient au plus juste pour ce que je souhaite construire pour la suite.

5 ans

Le 1er novembre 2014 j’ai fait ma première demande de N° SIREN. J’ai réalisé la semaine dernière seulement que ça fait 5 ans que j’ai créé mon entreprise. 5 ans!!!

IMG_0641[1]

Celle qui garde tous ses agendas comme des trésors!! Ceux là sont ceux des 5 dernières années.

Je ne ferais pas de surprise-party pour fêter ça, mais un article de blog m’a semblé plus approprié 🙂

Cette date m’a permis une prise de conscience assez forte du chemin parcouru depuis 2014. A ce moment là, j’étais vers Strasbourg, entourée des essentiell.e.s : Maryline, Louise, Véro, Adeline et Olivier. Avec eux le début. Chaotique, mais début quand même.

A l’heure des 5 ans, je repense aux tout premiers à m’avoir fait confiance à Nantes : Antoine et Lise-Marie d’Ilink Association et Sandrine notamment. Il m’ont dit : « vas-y ». J’ai eu (très) peur, mais j’ai sauté le pas. Ma gratitude pour eux est immense.

Je repense aux étapes qui ont ensuite marqué mon parcours d’entrepreneure :

Le moment où je cherchais encore un travail en répondant aux annonces et en allant aux entretiens. Je faisais de la facilitation graphique « à coté » parce que ça me plaisait bien. Jusqu’au point de bascule : quand j’ai compris que ce que je cherchais vraiment c’était à moi de le créer. C’est arrivé le jour où j’ai animé ma première formation et j’ai senti que c’était là ma place. Cette même journée, à la pause, j’avais un message sur mon répondeur suite à un entretien que j’avais passé quelques jours plus tôt, message dans lequel, ils me disaient qu’il avaient adoré l’entretien avec moi, qu’il ne me prendraient pas car ils avaient quelqu’un de plus expérimenté sur le poste mais qu’ils avaient confiance en mon projet et mon énergie (!!). Ce jour là, je me suis dit  : go!

Je repense aussi au temps passé à Nantes, baignée dans l’écosystème entrepreneurial riche et hyper inspirant, entre le co-working, les Mash Ups, les rencontres d’entrepreneur.e.s, les cafés, les ami.e.s, Véro, Thomas et Caro, et l’Erdre.

Il y a eu aussi les rencontres clés : Sylvie, Eric, Mélissa, Stéphanie et les rencontres trésors comme celle de Jeanne.

Les formations et les Workshops, en Allemagne, à Marseille, à Paris, en Allemagne à nouveau en Italie et en ligne cette année.

Les séances de Master-Mind avec Julie, Véro et Coline.

Les rencontres avec les collègues de l’Ouest aussi : Hélène, Margot, Céline, Marc, Cindy, Sandrine, Olivier, Agnès.

Le début des formations inter-entreprises avec Jeanne. Portées avec tellement de cœur et d’envie!!

La retraite des entrepreneures aussi.

Il y a eu aussi les mouvements plus personnels dans la danse, le mouvement, le voyage, le couple, la maternité. Tout un chemin de lâcher-prise.

Et puis le déménagement à Brest, arrivé comme une grosse bourrasque presque inattendue qui nous a soufflée vers l’ouest. Avec un bébé. Étape clé.

Et puis comme pour marquer les 5 ans, jeudi dernier j’ai payé ma TVA pour la première fois. Comme un signal me disant « Ok, c’est bon! Tu as validé les 5 premières années, tu passes dans la cours des grands ». C’est bizarre, mais j’étais heureuse de réussir (vive l’administration des Impôts) à payer cette première TVA 🙂

Changement de posture

En allant avec mes marqueurs de conférence en ateliers, en rencontres, on entend souvent parler de ce fameux changement… Des entreprises qui sont menacées, de la société qui évolue, des clients qui ne consomment plus comme avant, les marchés qui sont volatiles, la technologie numérique qui a révolutionné les usages, les salariés qui n’ont pas les mêmes attentes que leurs prédécesseurs, les étudiants qui ne sont plus ceux d’il y a 10 ans, etc…

Tout a bougé et il est parfois difficile de (re)trouver ses repères, car ce n’est plus « comme avant ». Mais il est clair que nous ne reviendrons pas en arrière, et tant mieux. Le monde avance.

Tout a bougé pour moi aussi. Avancer sur son chemin de vie, créer son entreprise, ça fait bouger. Alors en partant de mon expérience, j’ai dessiné ce que je ressens comme une sorte d’objectif à atteindre (en terme de posture j’entends).

Une « nouvelle posture » qui nous permet d’appréhender (avec le plus de sérénité possible 🙂 l’incertitude permanente du monde dans lequel nous vivons :

Changement de posture - Juste présent là maintenant moment présent

Il s’agit de chercher à sentir l’alignement plutôt que de se focaliser sur l’objectif. Cela ne veut pas dire de ne pas avoir de projets (bien au contraire), mais bien de rester connecté.e au présent, tout le temps.

Chercher son propre alignement, avec soi et avec l’environnement :

  • Est-ce que c’est juste?
  • Est-ce que c’est maintenant?
  • C’est comment en moi quand je pense à ce projet?
  • Comment je me sens quand j’y pense?
  • Comment mon corps réagit?

Le changement, celui que nous espérons, attendons tous, il est là. A l’intérieur de nous, de chacun d’entre nous. A nous de le sentir.

 

 

Construire une vision

Quand tu entends en 2019 « Mais c’est fou, je suis obligé de leur réexpliquer tout le processus, les obliger à suivre la méthode, sinon ils réinventent tout… ».

On sait aujourd’hui que le fait d’imposer ou d’obliger est totalement contre productif. Le manager croît garder la maîtrise des choses, mais quand les équipes obéissent, elle avancement doucement avant de s’en aller ailleurs (souvent).

On sait aujourd’hui que le moteur de l’individu c’est l’enthousiasme. C’est cet enthousiasme qui va le rendre créatif, inventif et donc performant. Cet enthousiasme va lui (et nous) permettre de déplacer des montagnes qu’on auraient jamais imaginé déplacer. Couper cet enthousiasme, c’est mourir à petit feu.

Dans une structure, on cherchera plutôt à construire ensemble une vision : qu’est ce que nous voulons faire ensemble? Qu’est ce que l’on cherche à accomplir? Vers où va-t-on ensemble? Quel est notre rêve, notre but commun? Qu’est ce qui nous anime ensemble?

Construire une vision.jpg

Cette construction doit être faite ensemble. Animé par ce rêve et cet objectif commun les équipes seront capables de déployer des énergies folles pour y parvenir. Chacun à sa manière, en mettant à profit ses propres compétences, en testant de nouvelles idées, en inventant de nouvelles méthodes, souvent encore inexplorées…

2019 : poser les intentions

En ce 29 janvier, il est encore temps de vous souhaiter une bonne année (heureuse et créative!!), certes, mais j’ai pensé que c’était encore le temps aussi pour… « Poser les intentions ». Ceci dit il n’est jamais trop tard pour poser une ou des intentions.

poser les intentions

L’idée c’est de (dé)poser sur un support (allant de la feuille A4 ou A5 qui traîne sur votre bureau, au beau papier cartonné A3 que vous irez chercher à la papeterie) vos idées, vos envies, vos aspirations et projets pour 2019.

Demandez-vous/demandons-nous ce que nous voulons pour cette année. Qu’est ce que l’on désire voir apparaître, voir grandir ou se développer dans nos vies, dans nos maisons, dans nos jardins? Quels sont nos projets ?

Vous pouvez écrire, gribouiller, coller, dessiner, peindre, bref : représentez vos idées de la manière qui vous convient, l’essentiel étant de sortir de votre tête les projets qui y tournent en rond. De leur donner une première forme de vie matérielle. Dans l’idéal prendre un temps agréable pour le faire : un moment calme ou en musique, avec un thé ou un café,  dans un endroit confortable et avec les outils que vous avez ou que vous aimez.

Une fois les idées notées, pensez à accrocher votre visuel dans un endroit ou vous êtes souvent : devant votre bureau, dans le salon, dans la cuisine, dans la salle de bain, sur le frigo, etc.

Et ensuite, laissez la magie opérer ou plutôt, laissez diffuser ces représentations dans votre quotidien, vous serez surpris.e de voir à quelle point les intentions posées peuvent devenir réalités…

#Lescoulisses – S’inspirer

Troisième article de cette série sur #Lescoulisses de la facilitation graphique.

 

Je vous propose aujourd’hui un petit tour de mes sources d’inspirations. Les titres et items mentionnés sont, de fait, totalement subjectifs, mais si cela vous inspire n’hésitez pas à piocher des idées … et à me partager les vôtres si le cœur vous en dit 🙂

 

Une des premières choses est de choisir un cadre de travail inspirant (qui peut évoluer selon les jours et les envies) : chez soi, au café, à la bibliothèque, dans le train au co-working ou ailleurs.

IMG_20181108_104447

Un cadre inspirant… heu… pratique aussi 🙂

Pour les journées où je travaille chez moi, je me suis construit un mood-board. A chaque fois que je suis à mon bureau, en train de travailler sur l’ordinateur, d’appeler ou de dessiner, dès que je lève les yeux, c’est le mood-board qui est là. Inspirations choisies donc. Repères, appuis visuels, rappels aussi de ce qui m’est essentiel.

 

Au rayon des inspirations visuelles, j’aime beaucoup lire des romans graphiques. Je vous liste ici quelques noms d’auteurs et autrices que j’aime beaucoup : Lili Sohn, Emma, Margaux Motin, Mademoiselle Caroline, Linda Barry, Florent Chavouet et Virginie de Bougribouillons.

 

Dans un autre registre, la nature est aussi pour moi une source d’inspiration très (très très très) importante… Les lieux, les couleurs, les mouvements, les odeurs, les sensations, les saisons, les temps, les rythmes, etc.

Et à mon avis je ne suis pas la seule… Je pense notamment au compte Instagram de Margaux Motin (citée plus haut), celui de Kelvy Bird (icône du scribing), et la page « Quand la beauté nous sauve » de Sandrine Roudaut (talentueuse autrice engagée), entre autres bien évidemment.

 

 

L’inspiration, c’est aussi savoir prendre le temps.

  • Des « temps vides » (je veux dire ici : vides d’occupations officielles – mails, coups de fils, rendez-vous divers et variés, etc.) qui laissent justement place à inattendu… et qui laissent la place aux idées et aux projets pour grandir.

 

  • Et des « temps forts » qui ponctuent le parcours de moments très particuliers. Formations, rencontres, retraites… plusieurs types de temps forts existent.

Je vous partage ici plusieurs « temps forts » qui m’ont beaucoup marqué : les sessions de danse des 5 rythmes/danse médecine/danse intuitive, le week-end « Wisdom of Conflict » avec Ben Yeger, une rencontre de 13 guides très particulières accueillies par Virginie Rastello à coté de Nantes, les cercles de dialogue, le fameux « Leading as Sacred Practice » emmené par Holger Scholz, David Sibbet, Gisela Wendling et Alan Briskin, « The Circle Way Gathering » offert par Ann Linnea et Christina Baldwin et le cycle Trans avec Marie Motais et Hélène Larrode.

 

Ces temps restent très présents en moi, même des années après. Ils font partie intégrante de mon parcours, autant par les lieux, les moments, les apprentissages, les expériences, les propositions et les individus qui y ont contribué. Ici, je remercie Marie Motais, Virginie Rastello, Ben Yeger, Katrin Kohlbecher, Holger Scholz, David Sibbet, Gisela Wendling et Alan Briskin pour leurs propositions et leur accompagnement.

 

Ces propositions touchent aux pratiques sacrées, aux rituels, au vivant.

 

C’est pour moi une source d’inspiration puissante. L’essentiel pour moi est de s’y sentir en confiance, vraiment… vraiment. La confiance est essentielle dans ces pratiques tout comme l’ancrage. L’importance d’être ancrée, bien ancrée, profondément ancrée au monde, à la vie « réelle », à la terre.

 

Mais l’inspiration, c’est aussi et surtout la vie quotidienne : les rencontres, les cafés en terrasse avec les copines, le travail avec les partenaires, les discussions, le travail des autres. Les voyages aussi, la vie familiale, les week-end avec les copains, les balades, les aléas. C’est avant tout le regard que l’on pose autour de soi.

 

 

–> Et vous, elles ressemblent à quoi vos sources d’inspirations? N’hésitez pas à les partager en commentaires, je serais ravie de vous lire 🙂