#Lescoulisses – Se préparer

Souvent on me demande : « Mais est-ce que tu prépares à l’avance tes interventions? »  « Tu connaissais le discours avant? » « Tu savais ce qu’il/elle allait dire? » « Tu savais ce que tu allais dessiner avant de commencer? »

Souvent je réponds que non. Non, je ne savais pas ce que j’allais dessiner, non je ne savais pas tout ce qui allait se passer dans cette salle. Donc, non je ne prépare pas le visuel à l’avance, ou en tout cas pas comme ça.

Le rôle du facilitateur graphique est de capter ce qui est présent sur le moment. Tout ce qui est présent.

Devenir le filtre des échanges

Devenir les filtre des échanges

Alors si je prépare, je prépare quoi? Ce qui va se dire? Ce que je suppose qui va se dire? Ce que les organisateurs ont prévu qu’il se passe ? Et si autre chose se passe, comment va-t-on faire alors?…

Certes, je demande au préalable le sujet, histoire de savoir ou je mets les pieds et m’assurer que c’est bien quelque chose que je vais être en mesure de comprendre (pas une thèse en physique nucléaire hein? parce que là je manquerais de compétences.

Mais pour moi, l’essentiel de la préparation est ailleurs. Il y a deux niveaux :

1 – Préparer le cadre

Je prépare le cadre en interrogeant sur le format : le lieu, le timing : heure de début, heure de fin, nombre et heures des pauses prévues, format proposé pour les échanges, etc.

Préparer son matériel et y avoir son entière confiance est aussi un gage de réussite : les feutres pleins et dont on sait qu’ils ne vont pas baver sur le mur (merci Neuland :), le support fixé et qui tient bien, les recharges couleurs si besoin, les feuilles de brouillons, l’espace disponible suffisant pour y évoluer sereinement.

se preparer facilitation graphique julie boiveau.jpg

Mon matériel avant de partir pour un scribing

2 – C’est soi (surtout) qu’il faut préparer.

L’autre élément clé de la préparation, c’est évidemment… le facilitateur graphique! Comment je vais réussir à me sentir suffisamment prête pour entendre tout ce qui peut arriver?

Exit donc la fatigue, la faim (NDLFGJM* : prévoir à manger surtout quand on est enceinte et encore plus quand on allaite un bébé), les préoccupations matérielles (« vite vite vite mon train part dans 10 min et c’est pas encore fini… »), et tout autre élément susceptible de nous perturber dans cet exercice qui demande une concentration intense.

Tout ça c’est non dans ce moment-là, alors dans la préparation, on inclut : le sommeil, l’arrivée en avance le matin voir la veille si c’est dans une autre ville, les réserves de fruits secs, chocolats, gâteaux et boissons, on prévoit de la marge sur le train ou le trajet du retour, on met de côté la crise de confiance, on prend ses plus beaux et plus confortables vêtements, et on est là, juste là.

Feutres en main, avec le visuel, au service du groupe…

Facilitatricegraphique

Être là, juste là, au service du groupe.

 

*Note de la Facilitatrice Graphique Jeune Maman 🙂

#Lescoulisses – Une (vraie) tasse

Dans les coulisses de la facilitation graphique… aujourd’hui pour vous parler de ma tasse chouette.

Un petit geste (agir chacun à son niveau), écolo si l’on veut le nommer comme tel, pour dire stop aux gobelets en plastiques qui polluent et qui brûlent les mains que l’on retrouve trop souvent (pour ne pas dire à chaque fois :/ ) dans les conférences et les réunions…

Un petit message aux organisateurs pour penser à changer les pratiques? Un petit message aux participants pour apporter le leur?