Faire son réseau

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Faire du « réseau » je pensais détester ça : les cocktails mondains, les belles tenues, les paroles vides, les faux sourires.

Mais je le sentais comme un passage obligé. Alors avant même de vraiment lancer mon entreprise, j’ai décidé de sauter dans le grand bain d’un gros événement à Rennes. J’avais préparé des cartes de visites. Je me donnais pour objectif d’en distribuer un maximum.

À la fin de la soirée, j’ai fais le bilan. J’avais donné 3 cartes. Rencontré vraiment 3 personnes…
3 !!!!

Une partie de moi à pensé que c’était ridicule d’avoir rencontré 3 personnes dans une soirée qui a du en rassembler au bas mot 700 invités…

Mais je savais que ces 3 personnes étaient les bonnes. Pour moi. À ce moment là de mon chemin.

J’ai compris ce jour là qu’il y a mille façons de faire du « réseau ». On peut tout à fait être de la team des discrèt.e.s, choisir des lieux et des événements qui nous font réellement vibrer et y rencontrer une ou deux personnes et c’est ok.

C’est ainsi que j’ai choisi les timings plutôt du matin, les cafés plutôt que les apéros, les thèmes papote plutôt que business. Parce que ça me correspond.

Être maman et entrepreneure

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Durant le congé maternité, j’étais presque noyée dans les couches, les nuits hachées (menues souvent), l’allaitement, le vomi de bébé sur l’épaule, les tâches de lait sur les vêtements, les câlins, les premiers sourires et aussi les pleurs, les larmes et le portage…

Bref, le lot de la jeune maman qui apprend.

Le chemin est rude.

Le jour où je suis retournée au travail, j’allais scriber devant un groupe.

Avant d’y aller j’ai eu peur, je me suis demandé comment j’allais faire? Est-ce que j’allais y arriver à nouveau? La maternité ne m’avait-elle pas coupé de tout le reste?

Le matin en question, j’y suis allée. J’ai installé ma fresque au mur. Préparé les feutres. Un peu en tremblant. Doutant encore de ce qui pouvait arriver.

Et puis j’ai posé mon titre. En traçant le premier trait, j’ai senti que quelque chose avait bougé.

Tout ce que j’avais vécu ces derniers mois, les apprentissages de lâcher prise en tout genres, la traversée plus qu’intense de la maternité, ça se voyait dans mon dessin.

Comme si tout s’était délié, à l’intérieur et à l’extérieur.

Être une entrepreneure « Force tranquille »

Je fais partie de celles et ceux que l’on appelle des « forces tranquilles ». Ou les introvertis, c’est selon.

Celleux* qui se ressourcent dans la solitude, l’obscurité et le silence.

Les rapides me fatiguent. Rien que de les voir courir et s’agiter en tout sens, je suis déjà fatiguée.

Ils sont celles et ceux face à qui je me sens très vite molle, inefficace voir parfois carrément inutile.

Plus tard, j’ai compris que la force est là. Sans avoir besoin d’effusions d’actions.

Incarner sa présence, simplement.

Avancer sereinement.

* « Celles et ceux » en écriture inclusive.

Les partenariats

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Au début de mon chemin d’entrepreneure, on m’a proposé un partenariat. Comme une porte qui s’ouvrait vers de possibles et nombreux contrats.

Mais les conditions n’étaient pas ok pour moi.

J’ai ruminé cette proposition plusieurs journées (et nuits !) durant. Comment refuser une proposition de ce type quand on démarre ?

J’ai fini par refuser la proposition. Pas très fière, ni très forte, mais c’était « non » quand même.

Quelques jours après avoir refusé, j’ai vu et rencontré des personnes qui avaient fait le même choix. Je n’étais plus seule !!

Puis au fur et à mesure du chemin et des rencontres, j’ai appris :

  • Qu’il y a parfois des gens qui ont des projets incroyables. Quand ils t’en parlent, tu ne peux pas refuser, c’est juste un rêve. Puis tu les rencontre. Et là tu vois bien qu’on ne fonctionne pas sur le même mode. Mais tu te questionnes, c’est quand même un projet fou, ça vaudra bien quelques concessions… Tu rentres chez toi, tu cogite…. Un peu, puis beaucoup, voir jusqu’à une seconde rencontre. Jusqu’au jour où tu comprends que non, tu ne peux pas travailler avec eux. Quelque soit le projet de rêve en jeu, la collaboration est malheureusement impossible.
  • Qu’il y a ceux avec qui c’est hyper fluide. Le projet est posé. On s’appelle. Et tout se met en place facilement!
  • Qu’il y a ceux avec qui tu penses que ça ne sera pas possible et contre toute attente, ça fonctionne au top !
  • Et puis il y a ces partenariats qui évoluent avec le temps, ces partenaires qui deviennent des collègues et des ami.e.s et avec qui on partage, on échange, on se voit et on construit des projets toujours un peu plus enthousiasmants…

Le rapport à l’argent

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Avant, j’avais peur d’en manquer, alors je cherchais à en dépenser le moins possible.

Puis, j’ai bougé là aussi. Déconstruit encore…

J’ai appris que l’argent est une énergie.

Une énergie que tu donnes quand tu dépenses.

Une énergie que tu reçois quand on t’en donne. Mais pour en recevoir, il faut demander.

Il m’a fallu fixer des prix. Apprendre à les dire tout hauts et à les écrire noir sur blanc sans rougir ni dévaluer son travail.

Trouver un prix « juste ». Pour soi et pour l’autre.

Ça peut sembler simple, mais ça ne l’est pas forcément.

Le jour où j’ai su

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Le jour où j’ai su que j’arrêterai de chercher un emploi pour regarder en face le chemin de l’entrepreneuriat.

Ce jour là, j’avais accepté une proposition de formation. Je me suis découvert une vocation.

Ce même jour, à la pause, j’avais un message sur mon téléphone. Un refus, un autre. D’un entretien d’embauche passé quelques jours plus tôt. Ils ne me prendraient pas en contrat, mais tenaient à me dire qu’ils et elles avaient adoré l’entretien avec moi (!!). Qu’ils m’encourageaient à suivre ma voie.

Ce n’était pas joué d’avance, mais c’était le début.

Un démarrage dans le brouillard

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Il y a eu la fin de mon contrat dans l’est. L’appel de l’Ouest. L’arrivée à Nantes en 2014. Nouvelles recherches pour le prochain boulot. C’était la seule issue possible. La seule que je voyais.

Moi je sortais d’une expérience particulière : j’avais passé un an en contrat dans un chaudron rempli de personnes (sur)enthousiastes et bourrées d’idées folles ! J’avais surtout appris avec elles, que quelque soit l’idée folle qu’on invente, on peut toujours la réaliser, ce n’est qu’une question d’envie et de mise en œuvre.

J’ai découvert avec elles les outils de l’intelligence collective, la facilitation, la facilitation graphique et aussi l’entrepreneuriat.

 J’ai énormément appris là-bas et surtout aiguisé mes exigences : je savais exactement ce que je voulais pour la suite et surtout je savais ce dont je ne voulais plus.

C’est sur ces bases que j’ai lancé mes recherches d’emploi. Peu d’offres correspondaient forcément. Je répondais un peu.

En parallèle je suivais de loin en loin l’aventure entrepreneuriale des copines. Et surtout je continuais à cultiver ce qui me plaisait : la facilitation graphique, les formations, les rencontres avec des gens improbables et inspirants.

Officiellement je cherchais toujours un emploi, mais sans vouloir vraiment me l’avouer, j’étais en train de poser les bases de ma structure.

Déconstruire le vieux monde à l’intérieur de soi

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Je suis née dans le chaudron des travailleurs et des travailleuses. Je suis née dans le monde de ceux pour qui la souffrance est une valeur morale.

Plus tu souffres, plus tu es quelqu’un de bien, de remarquable.

J’ai mis 30 ans à déconstruire.

Et à accorder de la valeur à ma déconstruction.

Les croyances limitantes

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Il y a celle que je pensais être. Et celle que je suis.

Cette personne qui rougissait jusqu’à parfois devenir bleue en parlant en public, c’était moi. Forcément, en partant de cette base, imaginer un jour travailler devant des groupes, ça n’était même pas de l’ordre du pensable.

Et puis un jour, cette même personne que j’étais a dû animer une réunion devant une dizaine d’élus communaux. Je vous laisse imaginer mon état de stress…

Contre toutes attentes, j’ai adoré l’expérience.

Je ne l’explique pas.

Je pensais aussi être celle qui ne savait pas dessiner, celle qui ne croyait pas pouvoir créer une entreprise qui fonctionne avant ses 50 ans, celle qui ne serait jamais une femme de réseau, celle qui pensait tant d’autres choses encore…

Et puis, il y a celle que je suis. Aujourd’hui.

Mon histoire d’entrepreneuriat

Je sens ces derniers temps l’élan de vous partager des bribes de mon histoire d’entrepreneure. Pas du business en mode « Les Echos » ou « BFM Business », mais plutôt une vision totalement subjective, assumée, de mon parcours.

Je réalise depuis plusieurs années à quel point les histoires des autres me touchent, même si elles sont très différentes de la mienne. C’est dans cette optique que j’ai envie de vous partager des petits bouts de mon histoire.

Je publierais ici sur le blog et probablement sur les réseaux sociaux aussi ces petites tranches de vie. Pas de début/milieu/fin, mais plutôt des coups de projecteur sur des moments particuliers.