Le jour où j’ai su

Cet article s’inscrit dans la série de ceux sur : / Mon histoire d’entrepreneuriat /

Le jour où j’ai su que j’arrêterai de chercher un emploi pour regarder en face le chemin de l’entrepreneuriat.

Ce jour là, j’avais accepté une proposition de formation. Je me suis découvert une vocation.

Ce même jour, à la pause, j’avais un message sur mon téléphone. Un refus, un autre. D’un entretien d’embauche passé quelques jours plus tôt. Ils ne me prendraient pas en contrat, mais tenaient à me dire qu’ils et elles avaient adoré l’entretien avec moi (!!). Qu’ils m’encourageaient à suivre ma voie.

Ce n’était pas joué d’avance, mais c’était le début.

Les croyances limitantes

Cet article s’inscrit dans la série de ceux sur : / Mon histoire d’entreprenariat /

Il y a celle que je pensais être. Et celle que je suis.

Cette personne qui rougissait jusqu’à parfois devenir bleue en parlant en public, c’était moi. Forcément, en partant de cette base, imaginer un jour travailler devant des groupes, ça n’était même pas de l’ordre du pensable.

Et puis un jour, cette même personne que j’étais a dû animer une réunion devant une dizaine d’élus communaux. Je vous laisse imaginer mon état de stress…

Contre toutes attentes, j’ai adoré l’expérience.

Je ne l’explique pas.

Je pensais aussi être celle qui ne savait pas dessiner, celle qui ne croyait pas pouvoir créer une entreprise qui fonctionne avant ses 50 ans, celle qui ne serait jamais une femme de réseau, celle qui pensait tant d’autres choses encore…

Et puis, il y a celle que je suis. Aujourd’hui.

Mon histoire d’entrepreneuriat

Je sens ces derniers temps l’élan de vous partager des bribes de mon histoire d’entrepreneure. Pas du business en mode « Les Echos » ou « BFM Business », mais plutôt une vision totalement subjective, assumée, de mon parcours.

Je réalise depuis plusieurs années à quel point les histoires des autres me touchent, même si elles sont très différentes de la mienne. C’est dans cette optique que j’ai envie de vous partager des petits bouts de mon histoire.

Je publierais ici sur le blog et probablement sur les réseaux sociaux aussi ces petites tranches de vie. Pas de début/milieu/fin, mais plutôt des coups de projecteur sur des moments particuliers.

#Entrepreneuriat – Faire ses choix, chaque jour.

Une des clés essentielle pour construire son propre parcours d’entrepreneur au plus juste de soi c’est de prendre conscience que tout commence par l’agenda.

Gérer son agenda « en conscience »

J’ai nommé cette règle (très personnelle je vous l’accorde) : « gérer son agenda en conscience« . Avec ce terme « en conscience », j’entends ici le fait de gérer son agenda quand on se sent bien, vraiment bien et prêt.e à prendre des décisions. Cela veut dire, ne rien valider par défaut, ou quand on est un peu fatigué.e et qu’on se dit « Bon allez, tant pis »…

En effet, les décisions que l’on prend, en quelques secondes parfois, deviendront nos réalités dans quelques jours, ou quelques semaines…

Parfois, on reçoit des propositions et c’est hyper fluide! Un immense oui qui vient du cœur, pour le client, le lieu la date, le tout qui matche parfaitement!

D’autres fois, c’est plus compliqué.. « Oui, pourquoi pas, mais c’est loin… » « Oui, mais j’avais une conférence le même jour que j’avais trop envie de voir », « Oui, mais le sujet est vraiment à l’encontre de mes opinions », « Oui, mais j’ai déjà une grosse journée la veille ou 2 jours avant… », etc.

Souvent quand on sent à l’intérieur ce fameux « Oui, mais…. » il est essentiel de le reconnaître, de le nommer et de l’accueillir. Parfois on se sent suffisamment aligné.e pour dire non de suite : c’est très clair, on sait que c’est non pour une raison ou pour une autre, mais parfois c’est plus diffus. Quand c’est moins clair et que je n’arrive pas à me décider, je me laisse le temps. Le temps de décanter, de voir ce qui est juste au fond de moi. Ça peut prendre quelques heures ou quelques jours.Quelque fois la réponse arrive très clairement et d’autres fois, j’ai vraiment du mal à sentir ce qui est juste. J’essaie de me rappeler alors les objectifs que j’ai posé pour les prochains mois. Et j’essaie de voir si la proposition en question correspond à mes objectifs. Si c’est le cas, je peux accepter. Si cela ne correspond pas, je peux refuser et je sais pourquoi. Ce n’est pas cela que je souhaite voir se construire pour les prochains mois. Pour moi, pour mon avenir.

Soyons clair, ces choix sont très (très) personnels. Et j’avoue que dans ces moments de choix je suis heureuse de travailler seule et de n’avoir à justifier ces choix à personne. Car parfois ils pourraient sembler insensés… Mais au plus profond de moi, je sais que ces choix sont justes lorsqu’ils ont été faits en conscience. Que la décision est motivée, qu’elle qu’elle soit.

Et parfois, je me rends compte que les choix que j’ai fait n’ont pas été « les bons » ou « les plus justes pour moi ». Dans ce cas, je les prends comme un apprentissage. Une sorte de jurisprudence personnelle comme dirait certain.e.s. Pour que les prochaines fois, les choix soient au plus juste pour ce que je souhaite construire pour la suite.

5 ans

Le 1er novembre 2014 j’ai fait ma première demande de N° SIREN. J’ai réalisé la semaine dernière seulement que ça fait 5 ans que j’ai créé mon entreprise. 5 ans!!!

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Celle qui garde tous ses agendas comme des trésors!! Ceux là sont ceux des 5 dernières années.

Je ne ferais pas de surprise-party pour fêter ça, mais un article de blog m’a semblé plus approprié 🙂

Cette date m’a permis une prise de conscience assez forte du chemin parcouru depuis 2014. A ce moment là, j’étais vers Strasbourg, entourée des essentiell.e.s : Maryline, Louise, Véro, Adeline et Olivier. Avec eux le début. Chaotique, mais début quand même.

A l’heure des 5 ans, je repense aux tout premiers à m’avoir fait confiance à Nantes : Antoine et Lise-Marie d’Ilink Association et Sandrine notamment. Il m’ont dit : « vas-y ». J’ai eu (très) peur, mais j’ai sauté le pas. Ma gratitude pour eux est immense.

Je repense aux étapes qui ont ensuite marqué mon parcours d’entrepreneure :

Le moment où je cherchais encore un travail en répondant aux annonces et en allant aux entretiens. Je faisais de la facilitation graphique « à coté » parce que ça me plaisait bien. Jusqu’au point de bascule : quand j’ai compris que ce que je cherchais vraiment c’était à moi de le créer. C’est arrivé le jour où j’ai animé ma première formation et j’ai senti que c’était là ma place. Cette même journée, à la pause, j’avais un message sur mon répondeur suite à un entretien que j’avais passé quelques jours plus tôt, message dans lequel, ils me disaient qu’il avaient adoré l’entretien avec moi, qu’il ne me prendraient pas car ils avaient quelqu’un de plus expérimenté sur le poste mais qu’ils avaient confiance en mon projet et mon énergie (!!). Ce jour là, je me suis dit  : go!

Je repense aussi au temps passé à Nantes, baignée dans l’écosystème entrepreneurial riche et hyper inspirant, entre le co-working, les Mash Ups, les rencontres d’entrepreneur.e.s, les cafés, les ami.e.s, Véro, Thomas et Caro, et l’Erdre.

Il y a eu aussi les rencontres clés : Sylvie, Eric, Mélissa, Stéphanie et les rencontres trésors comme celle de Jeanne.

Les formations et les Workshops, en Allemagne, à Marseille, à Paris, en Allemagne à nouveau en Italie et en ligne cette année.

Les séances de Master-Mind avec Julie, Véro et Coline.

Les rencontres avec les collègues de l’Ouest aussi : Hélène, Margot, Céline, Marc, Cindy, Sandrine, Olivier, Agnès.

Le début des formations inter-entreprises avec Jeanne. Portées avec tellement de cœur et d’envie!!

La retraite des entrepreneures aussi.

Il y a eu aussi les mouvements plus personnels dans la danse, le mouvement, le voyage, le couple, la maternité. Tout un chemin de lâcher-prise.

Et puis le déménagement à Brest, arrivé comme une grosse bourrasque presque inattendue qui nous a soufflée vers l’ouest. Avec un bébé. Étape clé.

Et puis comme pour marquer les 5 ans, jeudi dernier j’ai payé ma TVA pour la première fois. Comme un signal me disant « Ok, c’est bon! Tu as validé les 5 premières années, tu passes dans la cours des grands ». C’est bizarre, mais j’étais heureuse de réussir (vive l’administration des Impôts) à payer cette première TVA 🙂