#Lescoulisses – Créer sa bulle

L’exercice de dessiner en live devant des groupes (parfois grands) est particulier.

Une des clés pour garder la sérénité durant l’exercice c’est de parvenir à se créer une bulle avec soi même, le visuel et les outils, les propos de l’orateur et sa présence. Savoir que le groupe est présent aussi bien sûr, mais ne pas laisser ces regards nous déstabiliser.

Cette bulle ancrée et sereine est mon cadre de travail.

#Confinement – État des lieux

Ça fait plusieurs jours que je me dis que j’aimerais bien vous écrire quelque chose durant cette période si particulière. Mais que vous dire que vous n’ayez pas déjà lu ou entendu?

Rien, en tout cas pas de scoop, mais en recevant plusieurs mails et messages, j’ai réalisé que pour ma part je prenais beaucoup de plaisir à lire ou découvrir la façon dont les autres vivaient ce confinement. Je me suis dis que je pourrais moi aussi vous partager quelques mots sur ce qui se passe ici… Aucun scoop à l’horizon, juste un partage simple du quotidien.

Les visuels trouvent une nouvelle utilité…

Les premiers jours, nous avons réaménagé l’espace de la maison pour que tout le monde s’y retrouve : moments/usages/usagers. On a mis en place un bureau de télétravail, une salle de jeu et fait de la place dans le salon.

J’ai rangé les feutres et mes visuels servent désormais de toit pour cabane (!). De quoi méditer sur l’utilité « réelle » de mon métier dans ce contexte…

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Sème qui peut!!

Nous passons beaucoup de temps à l’extérieur. On remercie chaque jour le ciel Brestois qui nous apporte du soleil presque chaque jour durant le confinement (!!!). On en profite pour semer, regarder les petites pousses sortir et semer encore… Un réel plaisir!!

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Et parfois je dessine avec le café!!

Le café… Tout un chapitre ici! Étrangement, je bois beaucoup de café en ce moment. Pour moi, le confinement n’est pas de tout repos. Certes nous avons un (beau:) jardin, mais le confinement avec un enfant de 2 ans n’est pas simple. La maternité serait un chapitre en tant que tel à développer, mais la maternité (presque) sans temps de pause en est un autre… Quid là dedans de la créativité et du « refill » de son propre réservoir affectif quand on carbure au silence et à la solitude… Pas de réponse encore, mais je chemine intensément 😉

Quelques mots pour vous dire aussi que dans ce contexte de confinement avec enfant (totalement subjectif, je l’entends bien), les tutos yoga, méditations et formations à tout va, Mooc et autres Webinaires me hérissent le poil. A tel point, que j’ai fini par me désabonner de certains fils d’actualités pour me préserver.

Et puis un petit mot sur le travail d’une facilitatrice graphique confinée : pas de prestations, ni dates à caler, ni mails quasiment, ni revenus évidemment. Mais bizarrement, la confiance est là. Et la gratitude aussi.

C’est étrange, mais au tout début du confinement, je me suis rappelée de moi, il y a 8 ans, salariée. Dans ce contexte, il y a 8 ans donc, j’aurais été collée à mon ordi de 8h à 20h pour faire du « bon » travail. Prouver que même en temps de crise sanitaire et politique et en télétravail, j’étais un bon soldat. Vaillante coûte que coûte. Aujourd’hui je suis « à mon compte ». Les mois à venir seront financièrement proches de zéro et ce n’est pas ce qui était prévu. Étrangement je suis confiante. Ça va aller. Je ne sais pas comment, mais ça va aller.

Je suis avant tout libre de gérer mon temps comme je l’entends et ça, ça n’a pas de prix.

❤️

Et chez vous ça confine comment?

Formations 2020

Les dates des sessions de formation 2020 sont arrivées!!

Pour les curieuses et les curieux, je vous mets ici le lien vers la première vidéo (avec des images de notre première session à Nantes en 2017 -!!) qui présente la démarche de la formation : le lien Viméo est ici

Et une seconde vidéo qui laisse la parole aux participants de la dernière session de Brest qui a eu lieu en mai 2019 : le lien est ici.

Pour celles et ceux qui seraient intéréssé.e.s pour les prochaines sessions 2020, sachez qu’il nous reste très peu de places sur la session de Rennes et nous avons encore plusieurs dispo pour celle de Brest. Nous avons créé une adresse mail dédiée aux information/inscriptions : formationfg.inter@gmail.com

A bientôt!

2020

Dans mon 2020 il y aura des cafés qui font du bien comme ce matin.

Il y aura aussi des larmes de soin , celles qui sont mêlées de sourires et de larmes encore. Vous savez, celles qui font un bien fou et qui libèrent l’enclume qu’on ne savait plus qu’on avait sur la poitrine.

Il y aura aussi du rythme avec des grosses basses, du mouvement, des parquets en bois, des discussions de ouf, des rêves incroyables (…mais vrai, même si on le sait pas encore), des cercles puissants.

Ça parlera aussi reforestation, je sais pas si on ira au bout, mais au moins, c’est là. Ça parlera d’eau et de rivières, et de reconnexion au sacré.

Il sera aussi question de déconnexion un peu, et de reconnexion beaucoup : ça jasera jardin, semis, plantation, graines, fleurs, récolte, observation surtout et admiration beaucoup.

Il y a aura bien sûr des visuels aussi, en live, pour continuer à vous écouter dans ces moments si particuliers, et vous offrir à voir ce qui est.

Du lâcher-prise encore, de l’acception toujours. De l’amour, de la patience, bref, un chemin qui chemine 😉

Et j’ai donc envie de vous souhaiter, non pas la même chose, mais de faire votre liste à vous de ce qui vous anime profondément et de cheminer dessus tout au long de 2020.

Parce que la seule personne que l’on peut aider pour rendre le monde meilleur, c’est soi-même. Ce que vous faites, vous le faites pour vous, mais aussi pour nous et pour la Terre. Alors s’il vous plaît, prenez soin de vous.

La place des femmes dans le secteur artistique et culturel

Je vous propose aujourd’hui un retour en image sur une table ronde particulière, intitulée « Où sont les femmes? »

Dans le cadre de la « Rentrée Grands Formats », une rencontre des acteurs artistiques et culturels a été proposée au Quartz, à Brest pour évoquer le sujet suivant : Comment le secteur artistique et culturel, fort de son engagement et de sa créativité, peut-il être moteur dans la définition d’une société plus égalitaire entre les femmes et les hommes ?

J’ai eu le plaisir d’accompagner visuellement cette rencontre co-organisée par Grands Formats, l’Atlantique Jazz Festival, le Quartz – Scène nationale de Brest et HF Bretagne.

La rencontre s’est déroulée en deux temps. Le premier avec un retour sur les études chiffrées en la matière :

Le second avec en temps d’échanges avec des invités de marque : Agnès Saal, haute fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations du ministère de la Culture, Antoine Bos, délégué général d’AJC, Armonie Lesobre, directrice de la FNEIJMA, Aude Chandoné, déléguée générale de la fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats, Cécile Offroy, sociologue, Opale, Frédéric Maurin, directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz, Janick Tilly, directrice de Plages Magnétiques, Scène de Musiques Actuelles de Brest, Laurie Hagimont, coordinatrice de HF Bretagne, Matthieu Banvillet, directeur du Quartz, Scène nationale de Brest, Stéphanie Gembarski, chargée de mission à la FEDELIMA, modéré par Sarah Karlikow, conseillère artistique à Spectacle Vivant en Bretagne.

 

 

Le sujet de cette rencontre m’a particulièrement touchée. Du constat chiffré édifiant, jusqu’à la compréhension des racines du problème. Rien de nouveau me direz-vous, et c’est vrai, ça fait des millénaires que ça dure…

Mais il serait peut-être temps que ça bouge, non? 

#Lescoulisses – Faire avec ce qui est là.

« Et tu savais ce que tu allais dessiner avant que ça commence? »

Le scribing (capture visuelle en direct – pour les non initié.e.s) est une discipline qui requiert une grande attention sur le moment présent. On n’anticipe pas ce qui va se passer, on se prépare à capter tout ce qui peut arriver (Cf. article sur la préparation).

Sur le moment, on est à l’écoute de ce qui est là. C’est un apprentissage, c’est vrai. Au début j’avais très très peur. Maintenant, je me sers de cette peur pour être encore plus concentrée sur ce qui se passe.

Le « bon » visuel s’il en est, est celui qui reflétera au mieux ce qui s’est passé durant la conférence ou la réunion. Quoi qu’il arrive.

Alors, c’est vrai ce n’est pas toujours simple de commencer, on ne sais pas trop où on va, où ça va, ou ils/elles veulent en venir et donc par où et comment commencer. Je ne vais pas vous mentir et vous dire qu’il y a UNE technique une solution pour y arriver, ce n’est pas vrai. C’est beaucoup d’entraînement pour tester, sentir, essayer, se lancer. Oser commencer, poser une première idée. Démarrer et construire la suite à partir de ce que l’on a posé. On n’efface pas, on fait avec.

On avance pas à pas. Parfois, sans trop de surprises. Et puis d’autres fois, en arrivant dans la salle, on voit qu’on a des interrupteurs ou des poignées de porte en plein milieu du mur sur lequel on pensait poser la fresque. Parfois, on a un stylo trop rechargé qui coule sur la feuille. Parfois on remarque qu’on a fait une faute d’orthographe dans le titre écrit en énorme avant même que la conférence ai commencée. Ça arrive aussi en haut d’une fresque, sur le titre écrit en grand, le matin d’une journée de formation qui nous tient vraiment vraiment à cœur…

Des choses que l’on attend pas, et pourtant il faut faire avec.

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Le titre de la fresque le matin de la première formation inter qu’on préparait depuis des mois….

 

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Le titre avec une faute « récupérée » avant le début de la conférence 🙂

 

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Et des tests en formation pour trouver des idées pour réagir face à ces inattendus!

Pour tester et s’essayer à cette posture du « Je suis prêt.e à tout » avant d’être en live devant 200 personnes, il y a (entre-autres) l’exercice proposé dans le livre « Devenir un expert du Ragugaki » qui propose de dessiner des lignes au hasard, puis de construire ensuite à partir d’elles :

Un lien aussi vers un chouette article de Claudio Nichele (en anglais) qui évoque cette démarche : « To know what you’re going to draw, you have to begin drawing »

Je vous propose aussi un lien vers le livre (pour enfants, mais juste pour tout le monde!) « Le livre des erreurs » de Corinna Luyken aux éditions Kaléidoscope qui illustre cette démarche avec une grande justesse.

 

 

Cette démarche est aussi une philosophie de vie. Se lever le matin, observer ce qui est là et faire avec cela.

Sur un plan plus personnel, je pense que c’est une des choses que m’a apporté le scribing et ma pratique de la facilitation graphique. J’ai appris (et j’apprends chaque jour) à lâcher un peu les prévisions et à être plus attentive à ce qui est là et le faire vivre sur le moment. Apprendre aussi à voir comment on peut essayer d’intégrer l’objectif qu’on s’était initialement fixé aux évènements ou aux ressentis qui se présentent dans la journée. Parfois ça matche et c’est parfait! D’autre fois l’équation nous paraît insoluble…. Avancer alors un petit temps après l’autre, essayer, tester, pas à pas, écouter et faire au mieux 🙂

 

L’argent pour contribuer à …

Petit billet « d’humeur citoyenne » aujourd’hui 🙂

Prendre conscience que l’argent est une énergie. C’est une énergie que l’on choisit de donner ou non. Et on choisit à qui on la donne. Souvent on sait pourquoi.

En tant que citoyen, notre pouvoir de consommateur est sûrement l’un des plus puissants.

  • 20 euros dépensés dans une grande surface c’est autant d’énergie et d’attention qui leur est donnée et qui va leur permettre de poursuivre.
  • 20 euros dépensés chez un.e producteur.trice / créateur.trice, c’est autant d’énergie et d’attention pour les soutenir.

A quoi voulons nous contribuer argent énergie

Faisons nos choix. En conscience.

Uzmo, penser avec son stylo

Récemment, on m’a proposé de découvrir l’ouvrage Uzmo écrit par Martin Haussmann et publié en français aux éditions Eyrolles.

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Pour ceux qui ne sont pas familier de l’éco-système allemand de la facilitation graphique (oui, je sais le thème est spécifique 😉 on y trouve notamment Neuland.com, l’entreprise qui fabrique les feutres et tout le matériel (de grande qualité et éco-responsable) pour la facilitation visuelle, Kommunikationslosten, la structure qui accompagne le changement dans les entreprises et qui propose des formations à la facilitation, et la Bikablo Akadémie sur la partie formation à la facilitation visuelle.

Bref, né dans cet écosystème riche que j’affectionne depuis de nombreuses années déjà, ce livre me donnait déjà très envie de le découvrir!

Et je n’ai pas été déçue!

Ce livre en 6 parties, démarre par le contexte de la facilitation visuelle dans notre société. Vous aurez ensuite les clés pour dessiner votre « vocabulaire visuel ».

Ensuite, Martin Haussmann nous propose une grille de lecture, de compréhension et de construction des visuels : la boussole de la visualisation. Une nouvelle approche qui s’utilise pour les visuels en live (scribing) ou non (modélisation).

Cette approche nouvelle me semble intéressante car elle permet à chacun d’aborder la construction de visuel par la partie dans laquelle il est le plus à l’aise (ou non) et ensuite d’évoluer dans sa pratique.

UZMO la boussole de la communication

La boussole de la visualisation

Vous trouverez aussi dans cet ouvrage des méthodes pour structurer les visuels, pour construire vos propre pictogrammes et pour animer vos réunions visuelles. Bref, un trésor d’outils!

Ce livre est à mon sens, celui qui détaille le plus le processus de construction d’un visuel en y décrivant des étapes et des passages.

 

C’est LE livre que j’aurais aimé avoir au début de ma pratique.

 

Petit trésor bonus : un conte sur la facilitation graphique (!!!), que je vous laisse le soin de découvrir à la fin de l’ouvrage 😉

UZMO le conte du cartographe

 

 

Changement de posture

En allant avec mes marqueurs de conférence en ateliers, en rencontres, on entend souvent parler de ce fameux changement… Des entreprises qui sont menacées, de la société qui évolue, des clients qui ne consomment plus comme avant, les marchés qui sont volatiles, la technologie numérique qui a révolutionné les usages, les salariés qui n’ont pas les mêmes attentes que leurs prédécesseurs, les étudiants qui ne sont plus ceux d’il y a 10 ans, etc…

Tout a bougé et il est parfois difficile de (re)trouver ses repères, car ce n’est plus « comme avant ». Mais il est clair que nous ne reviendrons pas en arrière, et tant mieux. Le monde avance.

Tout a bougé pour moi aussi. Avancer sur son chemin de vie, créer son entreprise, ça fait bouger. Alors en partant de mon expérience, j’ai dessiné ce que je ressens comme une sorte d’objectif à atteindre (en terme de posture j’entends).

Une « nouvelle posture » qui nous permet d’appréhender (avec le plus de sérénité possible 🙂 l’incertitude permanente du monde dans lequel nous vivons :

Changement de posture - Juste présent là maintenant moment présent

Il s’agit de chercher à sentir l’alignement plutôt que de se focaliser sur l’objectif. Cela ne veut pas dire de ne pas avoir de projets (bien au contraire), mais bien de rester connecté.e au présent, tout le temps.

Chercher son propre alignement, avec soi et avec l’environnement :

  • Est-ce que c’est juste?
  • Est-ce que c’est maintenant?
  • C’est comment en moi quand je pense à ce projet?
  • Comment je me sens quand j’y pense?
  • Comment mon corps réagit?

Le changement, celui que nous espérons, attendons tous, il est là. A l’intérieur de nous, de chacun d’entre nous. A nous de le sentir.

 

 

QPES 2019

La semaine dernière s’est tenu à Brest le colloque francophone « Questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur », ou « QPES » pour les intimes 🙂

J’ai eu le plaisir d’accompagner visuellement le pré-colloque à l’ENSTA Bretagne ainsi que les conférences plénières à l’ARENA de Brest.

Je vous partage ici les visuels réalisés :