La place des femmes dans le secteur artistique et culturel

Je vous propose aujourd’hui un retour en image sur une table ronde particulière, intitulée « Où sont les femmes? »

Dans le cadre de la « Rentrée Grands Formats », une rencontre des acteurs artistiques et culturels a été proposée au Quartz, à Brest pour évoquer le sujet suivant : Comment le secteur artistique et culturel, fort de son engagement et de sa créativité, peut-il être moteur dans la définition d’une société plus égalitaire entre les femmes et les hommes ?

J’ai eu le plaisir d’accompagner visuellement cette rencontre co-organisée par Grands Formats, l’Atlantique Jazz Festival, le Quartz – Scène nationale de Brest et HF Bretagne.

La rencontre s’est déroulée en deux temps. Le premier avec un retour sur les études chiffrées en la matière :

Le second avec en temps d’échanges avec des invités de marque : Agnès Saal, haute fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations du ministère de la Culture, Antoine Bos, délégué général d’AJC, Armonie Lesobre, directrice de la FNEIJMA, Aude Chandoné, déléguée générale de la fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats, Cécile Offroy, sociologue, Opale, Frédéric Maurin, directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz, Janick Tilly, directrice de Plages Magnétiques, Scène de Musiques Actuelles de Brest, Laurie Hagimont, coordinatrice de HF Bretagne, Matthieu Banvillet, directeur du Quartz, Scène nationale de Brest, Stéphanie Gembarski, chargée de mission à la FEDELIMA, modéré par Sarah Karlikow, conseillère artistique à Spectacle Vivant en Bretagne.

 

 

Le sujet de cette rencontre m’a particulièrement touchée. Du constat chiffré édifiant, jusqu’à la compréhension des racines du problème. Rien de nouveau me direz-vous, et c’est vrai, ça fait des millénaires que ça dure…

Mais il serait peut-être temps que ça bouge, non? 

#Lescoulisses – Faire avec ce qui est là.

« Et tu savais ce que tu allais dessiner avant que ça commence? »

Le scribing (capture visuelle en direct – pour les non initié.e.s) est une discipline qui requiert une grande attention sur le moment présent. On n’anticipe pas ce qui va se passer, on se prépare à capter tout ce qui peut arriver (Cf. article sur la préparation).

Sur le moment, on est à l’écoute de ce qui est là. C’est un apprentissage, c’est vrai. Au début j’avais très très peur. Maintenant, je me sers de cette peur pour être encore plus concentrée sur ce qui se passe.

Le « bon » visuel s’il en est, est celui qui reflétera au mieux ce qui s’est passé durant la conférence ou la réunion. Quoi qu’il arrive.

Alors, c’est vrai ce n’est pas toujours simple de commencer, on ne sais pas trop où on va, où ça va, ou ils/elles veulent en venir et donc par où et comment commencer. Je ne vais pas vous mentir et vous dire qu’il y a UNE technique une solution pour y arriver, ce n’est pas vrai. C’est beaucoup d’entraînement pour tester, sentir, essayer, se lancer. Oser commencer, poser une première idée. Démarrer et construire la suite à partir de ce que l’on a posé. On n’efface pas, on fait avec.

On avance pas à pas. Parfois, sans trop de surprises. Et puis d’autres fois, en arrivant dans la salle, on voit qu’on a des interrupteurs ou des poignées de porte en plein milieu du mur sur lequel on pensait poser la fresque. Parfois, on a un stylo trop rechargé qui coule sur la feuille. Parfois on remarque qu’on a fait une faute d’orthographe dans le titre écrit en énorme avant même que la conférence ai commencée. Ça arrive aussi en haut d’une fresque, sur le titre écrit en grand, le matin d’une journée de formation qui nous tient vraiment vraiment à cœur…

Des choses que l’on attend pas, et pourtant il faut faire avec.

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Le titre de la fresque le matin de la première formation inter qu’on préparait depuis des mois….

 

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Le titre avec une faute « récupérée » avant le début de la conférence 🙂

 

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Et des tests en formation pour trouver des idées pour réagir face à ces inattendus!

Pour tester et s’essayer à cette posture du « Je suis prêt.e à tout » avant d’être en live devant 200 personnes, il y a (entre-autres) l’exercice proposé dans le livre « Devenir un expert du Ragugaki » qui propose de dessiner des lignes au hasard, puis de construire ensuite à partir d’elles :

Un lien aussi vers un chouette article de Claudio Nichele (en anglais) qui évoque cette démarche : « To know what you’re going to draw, you have to begin drawing »

Je vous propose aussi un lien vers le livre (pour enfants, mais juste pour tout le monde!) « Le livre des erreurs » de Corinna Luyken aux éditions Kaléidoscope qui illustre cette démarche avec une grande justesse.

 

 

Cette démarche est aussi une philosophie de vie. Se lever le matin, observer ce qui est là et faire avec cela.

Sur un plan plus personnel, je pense que c’est une des choses que m’a apporté le scribing et ma pratique de la facilitation graphique. J’ai appris (et j’apprends chaque jour) à lâcher un peu les prévisions et à être plus attentive à ce qui est là et le faire vivre sur le moment. Apprendre aussi à voir comment on peut essayer d’intégrer l’objectif qu’on s’était initialement fixé aux évènements ou aux ressentis qui se présentent dans la journée. Parfois ça matche et c’est parfait! D’autre fois l’équation nous paraît insoluble…. Avancer alors un petit temps après l’autre, essayer, tester, pas à pas, écouter et faire au mieux 🙂

 

L’argent pour contribuer à …

Petit billet « d’humeur citoyenne » aujourd’hui 🙂

Prendre conscience que l’argent est une énergie. C’est une énergie que l’on choisit de donner ou non. Et on choisit à qui on la donne. Souvent on sait pourquoi.

En tant que citoyen, notre pouvoir de consommateur est sûrement l’un des plus puissants.

  • 20 euros dépensés dans une grande surface c’est autant d’énergie et d’attention qui leur est donnée et qui va leur permettre de poursuivre.
  • 20 euros dépensés chez un.e producteur.trice / créateur.trice, c’est autant d’énergie et d’attention pour les soutenir.

A quoi voulons nous contribuer argent énergie

Faisons nos choix. En conscience.

Uzmo, penser avec son stylo

Récemment, on m’a proposé de découvrir l’ouvrage Uzmo écrit par Martin Haussmann et publié en français aux éditions Eyrolles.

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Pour ceux qui ne sont pas familier de l’éco-système allemand de la facilitation graphique (oui, je sais le thème est spécifique 😉 on y trouve notamment Neuland.com, l’entreprise qui fabrique les feutres et tout le matériel (de grande qualité et éco-responsable) pour la facilitation visuelle, Kommunikationslosten, la structure qui accompagne le changement dans les entreprises et qui propose des formations à la facilitation, et la Bikablo Akadémie sur la partie formation à la facilitation visuelle.

Bref, né dans cet écosystème riche que j’affectionne depuis de nombreuses années déjà, ce livre me donnait déjà très envie de le découvrir!

Et je n’ai pas été déçue!

Ce livre en 6 parties, démarre par le contexte de la facilitation visuelle dans notre société. Vous aurez ensuite les clés pour dessiner votre « vocabulaire visuel ».

Ensuite, Martin Haussmann nous propose une grille de lecture, de compréhension et de construction des visuels : la boussole de la visualisation. Une nouvelle approche qui s’utilise pour les visuels en live (scribing) ou non (modélisation).

Cette approche nouvelle me semble intéressante car elle permet à chacun d’aborder la construction de visuel par la partie dans laquelle il est le plus à l’aise (ou non) et ensuite d’évoluer dans sa pratique.

UZMO la boussole de la communication

La boussole de la visualisation

Vous trouverez aussi dans cet ouvrage des méthodes pour structurer les visuels, pour construire vos propre pictogrammes et pour animer vos réunions visuelles. Bref, un trésor d’outils!

Ce livre est à mon sens, celui qui détaille le plus le processus de construction d’un visuel en y décrivant des étapes et des passages.

 

C’est LE livre que j’aurais aimé avoir au début de ma pratique.

 

Petit trésor bonus : un conte sur la facilitation graphique (!!!), que je vous laisse le soin de découvrir à la fin de l’ouvrage 😉

UZMO le conte du cartographe

 

 

Changement de posture

En allant avec mes marqueurs de conférence en ateliers, en rencontres, on entend souvent parler de ce fameux changement… Des entreprises qui sont menacées, de la société qui évolue, des clients qui ne consomment plus comme avant, les marchés qui sont volatiles, la technologie numérique qui a révolutionné les usages, les salariés qui n’ont pas les mêmes attentes que leurs prédécesseurs, les étudiants qui ne sont plus ceux d’il y a 10 ans, etc…

Tout a bougé et il est parfois difficile de (re)trouver ses repères, car ce n’est plus « comme avant ». Mais il est clair que nous ne reviendrons pas en arrière, et tant mieux. Le monde avance.

Tout a bougé pour moi aussi. Avancer sur son chemin de vie, créer son entreprise, ça fait bouger. Alors en partant de mon expérience, j’ai dessiné ce que je ressens comme une sorte d’objectif à atteindre (en terme de posture j’entends).

Une « nouvelle posture » qui nous permet d’appréhender (avec le plus de sérénité possible 🙂 l’incertitude permanente du monde dans lequel nous vivons :

Changement de posture - Juste présent là maintenant moment présent

Il s’agit de chercher à sentir l’alignement plutôt que de se focaliser sur l’objectif. Cela ne veut pas dire de ne pas avoir de projets (bien au contraire), mais bien de rester connecté.e au présent, tout le temps.

Chercher son propre alignement, avec soi et avec l’environnement :

  • Est-ce que c’est juste?
  • Est-ce que c’est maintenant?
  • C’est comment en moi quand je pense à ce projet?
  • Comment je me sens quand j’y pense?
  • Comment mon corps réagit?

Le changement, celui que nous espérons, attendons tous, il est là. A l’intérieur de nous, de chacun d’entre nous. A nous de le sentir.

 

 

QPES 2019

La semaine dernière s’est tenu à Brest le colloque francophone « Questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur », ou « QPES » pour les intimes 🙂

J’ai eu le plaisir d’accompagner visuellement le pré-colloque à l’ENSTA Bretagne ainsi que les conférences plénières à l’ARENA de Brest.

Je vous partage ici les visuels réalisés :

 

Les méthodes pour apprendre à apprendre

J’ai eu le plaisir la semaine dernière d’assister à la conférence de Pascal Roulois à l’UBO dans le cadre du cycle de conférences organisées par le SIAME.

Il nous a fait une présentation sur les méthodes pour apprendre à apprendre. J’ai pris quelques notes pour moi sur petit format que je vous partage ici :

Neuro pédagogie

Apprendre c’est faire des liens entre l’environnement et ce que nous avons emmagasiné dans notre mémoire à long terme. Les liens se font dans la mémoire de travail.

 

Neuro pédagogie 2

Quelques éléments sur le contexte favorable d’apprentissage et sur des méthodes possibles à utiliser.