Cartes de photolangage

Je vous propose aujourd’hui un petit article pour vous parler des cartes de photo-langage. Ces cartes qui ne requièrent aucune compétence en dessin mais font tout de même appel au pouvoir du visuel.

Le principe du photolangage est de permettre à un individu d’exprimer un propos via une carte avec une représentation visuelle (dessin, image ou photo).

Cartes de photolangage

Peut-être que vous aussi vous avez eu l’occasion de proposer ou de tester l’utilisation des cartes de photolangage (Cartes « Oh », cartes Dixit, Habitat, Persona ou autres) en réunion, en formation ou dans d’autres contextes?

Il existe une multitude d’idées d’utilisation de cet outil. Pour ma part, je les utilise dans plusieurs contextes aussi bien professionnels que personnels :

  • En formation, souvent pour permettre aux participant.e.s d’exprimer leur ressentis lors de certaines étapes.
  • En formation encore, pour évoquer les différentes étapes de la journée que nous allons traverser ensemble.
  • Dans un contexte plus personnel, les cartes émotions de Virginie de Bougribouillons sont top! Elles permettent d’exprimer simplement les émotions que l’on ressent.
  • Dans le même registre, les cartes des (70) besoins du Fccpf Belge sont top aussi. Une fois l’émotion posée, on peut choisir une carte pour exprimer son besoin du moment et le communiquer à l’autre. Testé et approuvé par la (petite) communauté locale 😉

Pour ceux qui sont à la recherche de cartes, sachez qu’il en existe pléthore. A vous de choisir en fonction des sujets que vous souhaitez aborder : sur le site du Souffle d’or notamment vous trouverez les cartes « Habitat » sur les sujets liés aux lieux de vie, les cartes « Persona » pour les individus, et de multiples autres.

Pour ceux qui rechercheraient des cartes émotions plus détaillées que celles mentionnées ci-dessus, sachez que le Fccpf Belge a un pack avec des cartes émotions plus détaillées (86 cartes) et également celles des sensations (82 cartes), pas encore testées, mais ça ne saurait tarder 🙂

#Lescoulisses – Créer sa bulle

L’exercice de dessiner en live devant des groupes (parfois grands) est particulier.

Une des clés pour garder la sérénité durant l’exercice c’est de parvenir à se créer une bulle avec soi même, le visuel et les outils, les propos de l’orateur et sa présence. Savoir que le groupe est présent aussi bien sûr, mais ne pas laisser ces regards nous déstabiliser.

Cette bulle ancrée et sereine est mon cadre de travail.

Séminaire valeurs

J’ai eu le plaisir d’accompagner en facilitation graphique l’Agence Régionale des Pays de la Loire sur son séminaire de définition des valeurs.

Voici quelques extraits du travail réalisé en images :

 

La facilitation graphique prend une importance particulière lorsque l’on travaille sur les valeurs d’un groupe ou d’une entreprise.

En effet, le visuel permet d’accompagner le groupe dans le choix des valeurs qui sont les plus importantes pour lui. Le visuel permet aussi, par la suite, de les partager plus facilement auprès des collaborateurs, des clients ou des partenaires.

Stimuler la créativité

Je vous propose aujourd’hui un visuel élaboré à partir de la méthode de conception des temps collectifs proposée dans Gamestorming.

Créativité_v2

En effet, lorsque l’on facilite un temps collectif, il me semble important de garder à l’esprit que les deux premières phases s’effectuent dans « un monde où tout est possible »: toutes les idées sont bonnes même les plus farfelues! Afin de générer un maximum d’idées et de pouvoir ensuite en explorer toutes les possibilités, il est essentiel de conserver cet espace de liberté pour le groupe.

Ice Breaker : « Je me sens comme… »

J’ai eu le plaisir de tester cette semaine un nouvel Ice Breaker avec les étudiants de l’Institut du Thermalisme de Dax.

Nous avons démarré la seconde journée de séminaire par un Ice-Breaker. Un peu dans l’esprit du « Check In » (merci Life is a serious game) , l’idée était de permettre à chacun d’exprimer et de partager son ressenti au moment d’aborder cette seconde journée ensemble.

J’ai proposé aux étudiants de démarrer leur(s) phrase(s) par : « Je me sens comme… » Libre à eux de compléter la suite à leur convenance. Et d’expliquer leur idée ou non au groupe.

Je me sens comme_2

Nous avons gardé un court temps de réflexion individuelle pour démarrer (30 secondes à 1 minute en fonction des besoins du groupe), puis chacun a partagé son ressenti avec une métaphore.

Nous avons eu le plaisir de voir fleurir des métaphores diverses et variées : certaines drôles, d’autres plus sérieuses, ambitieuses ou encore endormies…. :  dans tous les cas, très riches en informations sur la situation du groupe à un instant t.

Dans quelles situations l’utiliser ?

  • Un groupe au sein duquel la confiance règne (pas de conflit majeur), des participants ouverts, qui abstiennent leur jugement
  • Je l’utilise plutôt le second jour du séminaire. C’est un peu brut pour un premier jour. Les métaphores sont très personnelles et en disent long sur l’ambiance du groupe.

Aller plus loin :

  • J’ai eu l’idée de cette technique en découvrant le « Clean Language ». Il s’agit d’une méthode qui cherche à travailler sur le paysage métaphorique unique et très personnel de chaque individu. Plus d’info sur le Clean Language,c’est par ici!

Dessiner le problème

Je vous propose aujourd’hui un outil extrait de Gamestorming (publié aux Éditions Diateino, rédigé par Dave Gray, Sunni Brown et James Macanufo). Gamestorming est un ouvrage de référence pour les outils de créativité dont j’ai parlé ici.

L’outil dont je souhaite vous parler s’appelle : « Dessiner le problème ».

Quand un groupe est confronté à un conflit, la communication verbale atteint souvent ses limites : les échanges verbaux peuvent devenir violents et ne servent plus la relation.

Médiation

Utiliser la communication visuelle en médiation – Julie Boiveau

Avec « Dessiner le problème », James Macanufo nous propose de passer à un mode différent d’expression pour communiquer et résoudre le conflit : la communication visuelle.

Mise en place (extrait de Gamestorming) :

  • Nb de joueurs : petits groupes de 6 à 10 participants
  • Durée : 20 à 30 minutes
  • Déroulement :

1- Chaque participant dispose d’une grande fiche bristol ou d’une feuille de papier de la taille d’une enveloppe. Après avoir présenté le sujet aux membres du groupe, demandez leur de réfléchir au problème qu’ils doivent résoudre et dresser une liste d’éléments les aidant à expliciter ce problème.

2- Demandez ensuite aux participants de retourner leur fiche et de dessiner une image représentant le problème, comme si ils devaient l’expliquer à un collègue. Ils peuvent tracer un diagramme ou une illustration plus métaphorique. Il n’y a ni récompense, ni punition sanctionnant la qualité du dessin. Le dessin vise uniquement à expliquer  plus simplement le problème abordé.

3- Lorsque tous les participants ont fini de remplir leur fiche, ils accrochent leur dessins au mur et les expliquent à l’ensemble du groupe. Au cours de cette étape, notez tous les points communs. Une fois l’exercice achevé, le groupe se penche sur les similitudes et les différences relevées, puis tente de parvenir à une interprétation commune du problème.

  • Stratégie : Cette session (…) ne fournira pas une définition du problème à même de satisfaire un ingénieur ; elle permet seulement aux participants de de cerner un défi/un problème avec simplicité. (…) L’outil permet d’unir le groupe autour d’un objectif, élevant le problème pour inciter tous les membres d’une équipe à le résoudre.

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Gamestorming – Editions Diateino – Dave Gray, Sunni Brown, James Macanufo